Le verdict du procès de l’ESISC contre « Le Journal Hebdo » prévu le 16 février

Au cours d’une audience tenue jeudi par le tribunal, le Procureur général a requis la condamnation de la publication dont l’article, a-t-il soutenu, a porté atteinte aux Marocains et à l’ESISC. Il a estimé que l’article ne repose sur aucune preuve ni document de nature à attester les faits reprochés au Centre, précisant que les éléments du délit de diffamation sont réunis.

Les deux avocats du "Journal Hebdomadaire", Me Abderrahim Jamaï et Me Abderrahim Berrada ont, au cours de cette audience, qui s’est déroulée en présence de MM. Boubker Jamaï, Directeur de la publication, et Fahd Iraki, auteur de l’article incriminé ainsi que d’un représentant de l’ESISC, présenté à la Cour une requête écrite dans laquelle ils annoncent leur retrait de l’audience. Ils ont justifié ce retrait par le fait que la Cour n’a pas répondu favorablement à leur demande de convoquer les deux témoins dans cette affaire résidant en Espagne et en France.

L’avocat de la partie plaignante, Me Mohamed Ziane, a rétorqué que les témoins en question sont connus par leurs positions hostiles au Maroc et ne peuvent de ce fait être des témoins crédibles et objectifs.

Me Ziane a demandé à la Cour de condamner la publication à une amende de 5 millions de dirhams.

Il a affirmé que le Centre ne souhaite pas voir les journalistes incarcérés, mais a réclamé que l’hebdomadaire publie à la Une des excuses à l’adresse du Centre.

L’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) poursuit en diffamation le "Journal Hebdomadaire" suite à la publication, dans son édition du 3 décembre 2005, d’un article au sujet d’un récent rapport du centre sous le titre "Le front polisario partenaire crédible de négociations ou séquelles de la guerre froide et obstacle à une solution politique au Sahara occidental?".

Le journal a mis en cause les méthodes de travail, l’éthique et l’indépendance de l’ESISC, avait affirmé le président du centre, M. Claude Moniquet qui s’est dit choqué par "l’attaque insultante et blessante" de la publication.

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