L’écrivain russe Gueorgui Vladimov est mort

« C’est un véritable choc pour moi et une perte irréparable » pour la littérature russe », a déclaré à l’AFP M. Pristavkine, qui le connaissait depuis plus de quarante ans.Son ouvrage le plus connu, Le Fidèle Rouslan, écrit au tout début des années 1960, ne sera pas publié en URSS avant la perestroïka. Il sortira en Occident à la fin des années 1970.C’est aujourd’hui devenu un classique. Il raconte l’univers concentrationnaire soviétique vu par un chien de garde. »Sommes-nous une nation de chuchoteurs, d’ordures et de mouchards, ou sommes-nous un grand peuple ? », y écrit-il notamment.Gueorgui Vladimov faisait partie de la génération d’écrivains russes qui avaient fait leurs débuts littéraires pendant la courte période de renouveau post-stalinien que l’on a appelée « le dégel ».Né le 19 février 1931 à Kharkov (Ukraine) dans une famille d’instituteur, il commence sa carrière en 1954 comme critique littéraire, puis devient rédacteur à la revue littéraire non-conformiste Novy Mir en 1956.La Russie le connut en 1961, quand il publie Le Grand Filon, une nouvelle sur la tragédie d’une vie ordinaire, qui lui vaut une presse importante.En mai 1967, au 4ème Congrès de l’Union des écrivains, il demande que soit discutée publiquement la Lettre d’Alexandre Soljenitsyne sur les droits de l’écrivain et revendique la liberté artistique.

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