«L’engouement pour le journalisme grandit»

L’Institut supérieur de l’information et de la communication suscite une forte demande de la part des bacheliers. Comment expliquez-vous cet engouement ?
Abderrahim Sami : Ce succès s’explique par l’engouement des jeunes Marocains pour les métiers du journalisme et de la communication. L’attrait qu’exerce ce domaine renvoie à la composante expression qui lui est inhérente ; il renseigne aussi sur le climat de liberté qu’il connaît aujourd’hui dans notre pays. Mais cet engouement est également renforcé par la dynamique que connaît le secteur  de la communication au Maroc depuis quelques années, avec la mise à niveau du secteur de la presse écrite et la libéralisation du secteur audiovisuel national. Par ailleurs, la qualité de l’enseignement y est certainement pour beaucoup. A l’ISIC nous avons, malgré des moyens modestes, une tradition de qualité de formation qui nous donne ce rayonnement dans l’environnement professionnel marocain…

La coopération de l’ISIC avec les partenaires nationaux et étrangers est toujours active.
Quel est l’intérêt de ce partenariat ?
La coopération avec des partenaires nationaux (en particulier la Fédération nationale des éditeurs de journaux et le Syndicat national de la presse marocaine) et internationaux est également un souci  constant, parce qu’elle nous permet de nous ouvrir sur l’extérieur et nous assure un soutien en termes  de ressources humaines et matérielles. La coopération permet également de faire bénéficier le secteur de sessions de formation aux professionnels exerçant dans les divers domaines et métiers du journalisme et de la communication. Cela contribue, vous l’imaginez, au rayonnement de notre établissement. Actuellement, et à côté de nos partenaires traditionnels, nationaux et internationaux, nous prospectons d’autres partenaires, pour être en phase avec ce qui se produit dans l’environnement médiatique marocain et les tendances de la mondialisation dans le secteur.

Quelle stratégie envisage l’ISIC dans le futur concernant notamment sa structuration et ses programmes ?
C’est une question d’actualité effectivement. En ce sens que l’ISIC, à l’instar des autres établissements de formation des cadres, est appelé à se conformer à la réforme appelée communément LMD (Licence-Master-Doctorat). Nous serons donc dans une nouvelle architecture pédagogique, construite sur trois ans au lieu de quatre. Ce qui n’est pas une mince affaire, puisqu’il s’agit de réaménager le cursus de formation et garder une cohérence d’ensemble. Une commission d’enseignants planche sur un projet déjà préparé depuis un peu plus de deux ans en prévision de cette échéance.

Les lauréats de l’ISIC trouvent-ils facilement une place sur le marché de l’emploi ?
Il n’y a pas de souci sur ce plan-là. Au contraire, la multiplication des tribunes  en presse écrite, les nouvelles radios privées, les structures de communication institutionnelles nouvellement installées, dans les administrations publiques comme dans le secteur privé, nous sollicitent  tout au long de l’année, mais la demande est plus forte en fin d’année, puisqu’on attend les lauréats fraîchement diplômés. Il y a donc une réelle et forte demande de nos lauréats…

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