L’épopée marocaine en spectacle

L’épopée marocaine en spectacle

Le 18 novembre coïncide cette année avec le cinquantième anniversaire de  l’Indépendance du Maroc. Un événement de taille qui suscite naturellement une mobilisation nationale tous azimuts. Dans la foulée des préparatifs pour cette date-anniversaire, des artistes, de différents bords, se préparent à créer un grand spectacle. Depuis le 27 octobre 2005, jour pour jour, des professionnels des milieux de théâtre et de musique répètent dans le mythique Centre de Maâmora à Rabat, une épopée dédiée à cet événement historique. L’équipe, composée essentiellement de jeunes artistes, s’est répartie en plusieurs cellules pour mener à bien ce travail. En ce qui concerne l’écriture dramatique, le texte de cette épopée a été écrit par plusieurs mains. Parmi les auteurs dramatiques ayant participé à cette tâche, on peut citer Abdellatif Dechraoui, Moulay Ahmed Laraki, Abdelkbir Cheddati et Messaoud Bouhcine. Pour ce qui est de la mise en scène, ce travail est coiffé par le directeur du Théâtre national Mohammed V, Jamaleddine Dkhissi.
Spectacle épique, ce travail est porté également par des musiciens et autres vocalistes. A ce propos, il faut signaler la participation de deux poids lourds de la scène nationale lyrique : l’Orchestre symphonique de la Gendarmerie royale et le Chœur du Maroc.
Au niveau du contenu, le spectacle reconstitue plusieurs fragments de l’Histoire pré et post-Indépendance. Dans le programme du Théâtre national Mohammed V pour le mois de novembre, une note de présentation explique que ce spectacle est articulé autour de trois parties : la première se focalise sur le retour triomphal du Roi exilé Mohammed V, marqué par son célèbre discours à la Nation dans lequel il dit : «Nous revenons du petit Jihad pour le Grand Jihad». Cette formule consacrée sera traduite sur le terrain par le lancement du projet historique de «Tarik Al Wahda» (La Route de l’Union), à la construction de laquelle a participé le Souverain défunt HassanII. Dans la deuxième partie, on retrouve le regretté Hassan II en plein chantier de «La Route de l’Union», en train de donner les premiers coups de bêche. Ce qui devait symboliquement augurer du commencement du règne du Roi Hassan II, qui s’est donné pour défi de construire un Maroc moderne. Dans la troisième partie, c’est autour du Roi Mohammed VI de porter le flambeau en poursuivant cette tâche. Plusieurs exploits accomplis par le Souverain actuel sont cités, entre autres la consolidation de la démocratie, la lutte contre la pauvreté, la promotion d’une culture de solidarité, la réforme historique du Code de la famille (Moudawana) …
Côté artistique, le jeu scénique prendrait le dessus sur le discours. Le spectacle serait structuré autour de plusieurs tableaux chorégraphiques, le tout se déroulant sur un fond lyrique et musical épique. «Ce spectacle aurait été traité de façon à favoriser le visuel», a-t-on appris auprès de l’équipe en charge du spectacle.
Sur le plan de l’interprétation, le jeu collectif traduit par des mouvements d’ensemble aura été favorisé, il s’agit de faire ressortir l’unanimité populaire autour de la cause sacrée de l’Indépendance et du combat national pour un «Maroc en mouvement».

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