L’ère du renouveau pour les Oscars

La 74ème cérémonie des Oscars a eu lieu dans la somptueuse salle du tout nouveau Kodak Theater, situé sur Hollywood Boulevard non loin du Roosevelt Hotel où les premiers oscars ont été décernés pour la première fois en 1929 lors d’une cérémonie de 15 minutes.
Cette cérémonie s’accompagne depuis toujours d’une agitation et d’une préparation sans pareil, au terme desquelles, la productrice de l’édition 2002, Laura Ziskin n’a qu’une seule idée en tête : faire mieux que l’an passé, en 2001, lorsque la cérémonie avait enregistré la plus mauvaise audience de son histoire.
Cette année c’est la 74ème édition des Oscars qui vient donner les réponses en livrant son palmarès, à l’issue d’une compétition considérée, cette année comme très ouverte. Par ailleurs, cette cérémonie s’est accompagnée d’un nouveau souffle : nouvel auditorium, retour dans le quartier d’Hollywood pour la première fois depuis 1960, Whoopi Goldberg comme présentatrice, présence de Sting, Paul Mccartney ou du cirque du soleil… Ainsi pour faire oublier l’aspect terne de celle de l’an dernier, l’édition des Oscars 2002 s’est largement appuyée sur l’attitude des lauréats au moment de la remise des récompenses. En effet, pour la productrice, la réussite du spectacle dépend des gagnants, de ce qu’ils disent ou font. Ce qui compte avant tout c’est parler et émouvoir sans stagner sur les «Mercis» à n’en plus finir qui deviennent ennuyeux. La productrice a travaillé d’arrache-pied pour veiller à ce que chacun, y compris les gagnants, joue sa partition sans fausse note et contribue à la réussite de la soirée. Lors d’un repas réunissant les nominés, elle a remis des minuteurs réglés sur 45 secondes, la durée recommandée des discours, soit une moyenne de 147 mots. Et cela pour éviter les longues cérémonies, qui finissent vers minuit ou au-delà et qui deviennent pénibles pour les téléspectateurs de la côte-est, en raison du décalage horaire, et qui dépriment l’audience. C’est ainsi que Mme Ziskin essaie d’empêcher l’érosion de l’audimat.
La soirée des oscars a en effet connu la plus faible audience de son histoire l’an dernier avec une moyenne de 42,9 millions de téléspectateurs, soit une baisse de 7% par rapport à 2000. Pour susciter l’intérêt, la productrice compte sur une pléiade de vedettes et laisse entrevoir de «grosses surprises». La soirée sera animée pour la quatrième fois par Whoopi Goldgerg, lauréate en 1990 de l’oscar du meilleur second rôle féminin grâce au film «Ghost». Son humour un peu osé avait été diversement apprécié lors de sa prestation de 1996. En outre, la présence de stars de la musique qui se tiennent prêtes à jouer les chansons nominées suscite l’intérêt : notamment Sting, Faith Hill, Enya et Randy Newman, et l’orchestre de la soirée, dirigé par le compositeur John Williams, un ancien lauréat des Oscars.
La présence du cirque du soleil canadien qui propose un numéro spécialement créé pour l’occasion éveille les faveurs du téléspectateur. Mais il est évident que les acteurs tous plus célèbres les uns que les autres se qui se bousculent au portillon, de Mel Gibson à Tom Hanks en passant par Helen Hunt, mais aussi la jeune génération, particulièrement bien représentée avec notamment Josh Hartnett («Pearl Harbor»), Tobey Maguire («Spiderman», pas encore sorti) et la chanteuse-actrice Jennifer Lopez…
Tout ce beau monde dans l’auditorium de 3.500 places des Oscars, c’est de l’audience en puissance. Néanmoins, et conséquence directe des attentats du 11 septembre, la haute sécurité est de rigueur : au programme, fermeture des commerces et restaurants du centre commercial du Kodak Theatre, ainsi qu’une station de métro adjacente et des rues voisines.

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