Les ambassadeurs de la musique africaine au Festival Mawazine

Les ambassadeurs de la musique africaine au Festival Mawazine

Ce sera un voyage au cœur de l’Afrique avec les stars africaines qui se donneront rendez-vous à la 10ème édition du Festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra 20 au 28 mai 2011 à Rabat. Les ambassadeurs de la musique africaine sont issus de différents pays tels le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et la Jamaïque. Ce périple musical commencera par la prestation de Femi Kuti, le vendredi 20 mai à la scène du Bouregreg. Ce Nigérian, né à Londres, est tombé dans la musique dès son plus jeune âge. Et pour cause, il n’est autre que le fils de l’illustre Fela Anikulapo-Kuti, le créateur de l’afrobeat, un cocktail explosif de jazz, de funk et de musique africaine traditionnelle. Comme son père, Femi utilise sa musique pour dénoncer les injustices avec le groupe «The Positive Force» qu’il a créé avec Dele Sosimi. Après un précédent et brûlant Fight to Win en 2001, Africa Shrine apparaît comme un vibrant témoignage enregistré à Lagos en mars 2004 dans le club mythique où Fémi Kuti a élu résidence chaque dimanche. Le samedi 21 mai sera dédié aux fans de l’incomparable Salif Keita. Ce Malien poursuit depuis plus de quarante ans son travail d’orfèvre de la musique malienne moderne, repoussant de nombreuses frontières musicales et recherchant constamment d’autres façons de faire des disques. Chanteur et compositeur pionnier, il a été de toutes les avant-gardes musicales au gré de ses exploits vocaux avec le Rail Band et les Ambassadeurs, deux des plus grands orchestres du Mali des années 1970, avant de devenir l’une des grandes révélations de la world music naissante lors de ses débuts en solo avec «Soro» en 1987. Après les classiques «Moffou» en 2002 et «M’Bemba» en 2005, il clôt aujourd’hui la décennie en beauté avec «La différence», troisième volet de sa trilogie acoustique parue chez Universal Jazz. Le dimanche 22 mai, les mélomanes quitteront l’Afrique le temps d’un soir, direction la Jamaïque pour aller à la rencontre d’Ernest Ranglin, fondateur du reggae. Ernest Ranglin a appris la guitare en autodidacte, avec le soutien de ses oncles musiciens. Ranglin s’est installé à Londres, où il obtient la médaille de meilleur nouvel artiste décerné par le Melody Maker. Le mercredi 25 mai, c’est Tiken Jah Fakoly, la nouvelle coqueluche du reggae, qui fera vibrer la scène du Bouregreg. Ce chanteur joue une musique pour éveiller les consciences. Les paroles de ses chansons parlent de beaucoup d’injustices que subit la population de son pays d’origine. Youssou Ndour est un habitué de la scène de Mawazine où il a chanté à deux reprises, c’est le roi du Mbalax Youssou N’dour qui clôturera ce périple à travers l’Afrique le vendredi 27 mai. Chanteur engagé, Youssou N’Dour a organisé en 1985 un concert pour la libération de Nelson Mandela au Stade de l’amitié de Dakar. Il a également organisé plusieurs concerts au profit de l’organisation humanitaire Amnesty International. Ambassadeur de bonne volonté pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et pour l’UNICEF, il a également été choisi en tant qu’ambassadeur au Bureau international du travail. D’autres noms africain raviront le public de Mawazine notamment Femi Tuki, Staff Benda Bilili, Calypso Rose, Papa Wemba, Mory kanté… Les ambassadeurs de la musique africaine se donneront la réplique du 20 mai au 28 mai 2011 sur la scène du Bouregreg.

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