août 21, 2017

Les chorégraphes haussent le ton

Les chorégraphes haussent le ton

Retard des subventions accordées par le ministère  de la culture

La Fédération marocaine des troupes professionnelles de la chorégraphie s’insurge contre le retard des subventions destinées aux projets chorégraphiques et accordées par le ministère de la culture et de la communication. «Les résultats des subventions de la deuxième session de l’année 2017 lancées par le ministère n’ont pas encore été annoncés. Nous sommes obligés d’investir de notre propre argent. Cela implique une année artistiquement faible», déplore Taoufiq Izzidiou, chorégraphe et président de cette fédération créée officiellement il y a dix jours. Déjà, le ministère de la culture a lancé un appel à projets pour bénéficier du programme de soutien au secteur de la musique et des arts chorégraphiques en avril 2017. Depuis cette date, aucune suite n’a été donnée à cet appel.

Ceci étant, la fédération appelle à une structuration du secteur des arts chorégraphiques. Selon le président, ce domaine artistique est très important puisqu’il représente le Maroc à l’international. «Il y a un manque d’aide énorme aux festivals et aux rencontres dédiés à cet art sans parler de l’inexistence d’espaces dédiés à l’expérimentation à la création», ajoute-t-il. La fédération appelle également à la reconnaissance, par les institutions publiques, de la dynamique et des réalisations de la danse contemporaine au Maroc. «Les spectacles ne sont pas diffusés au Maroc. Les artistes chorégraphes se produisent partout dans le monde alors que le public marocain n’a aucune idée de ces créations», estime le président. En outre, les professionnels des arts chorégraphiques veulent la mise en place d’une politique publique de la culture qui offre des outils efficients de soutien et d’accompagnement des danseurs et des chorégraphes, d’aujourd’hui et de demain, dans la formation, la création et la diffusion de leurs œuvres.

«Il faut développer des stratégies publiques à long terme pour que la danse contemporaine soit dotée de tous les métiers nécessaires à son bon fonctionnement et à sa viabilité artistique et économique», enchaîne M. Izzidiou. Pour rappel, les fondateurs de cette fédération se chiffrent à sept compagnies professionnelles représentant cinq régions du Maroc. Il y a lieu de citer la compagnie «Anania», «On marche», «Fleur d’Orange», «Les pieds nus», «Coljam», «2 kA.FAR», «Haraka», et la troupe « arabesque».

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