Les coups de coeur du FIFM 2006

Kamal Kamal, réalisateur
«La sixième édition du Festival international du film de Marrakech a été forte en émotions. Pendant les neufs jours du festival, les spectateurs ont eu l’occasion d’assister à un éventail de films très diversifiés. Personnellement, je pense que les moments les plus émouvants de cette sixième édition sont incarnés à travers l’hommage rendu à l’actrice américaine Susan Sarandon. J’adore cette actrice, et j’ai beaucoup d’estime pour son talent. Néanmoins, j’avais peur que le public marocain ne lui réserve pas un accueil chaleureux à la hauteur de ses réalisations. Mais finalement, j’ai pu remarquer que Susan Sarandon est très appréciée au Maroc. Ses films ont beaucoup de succès auprès du public marocain. Elle a ses fans et cela me réjouit.» 
 
Mohamed Derham
«C’est la première fois que j’assiste au Festival international du film de Marrakech. A mon avis, le plus intéressant dans cet événement, ce sont toutes les rencontres et les discussions qui se sont créees en marge des projections et autres hommages. J’ai pu constater que la présence des Marocains était forte et le fait d’inclure deux films marocains dans la compétition est un signe fort. Le film de Faouzi Bensaïdi, même s’il n’a reçu aucun prix, est une révolution dans le cinéma de notre pays. Je considère qu’une étoile nommée Faouzi Bensaïdi est née, à travers «What a wonderful world». Par ailleurs, le FIFM gagnerait davantage dans les années à venir en améliorant le déroulement des cérémonies d’ouverture et de clôture. Ce sont des moments où l’on doit ressentir l’émotion. J’espère que les organisateurs tiendront compte de cette réalité dans les prochaines éditions».

Hanane Fadili, humoriste
«Ma présence à ce festival est en soi un moment fort. C’est la première fois que j’ai assisté à cette grand-messe cinématographique. Le plus intéressant dans cet événement, ce sont les rencontres entre les artistes marocains.  Sur le plan professionnel, c’est une véritable fusion qui s’est créée entre les divers intervenants dans le domaine du cinéma. D’après ce que j’ai pu comprendre, lors des éditions précédentes l’artiste marocain se plaignait toujours d’un manque de reconnaissance. Cette fois-ci, tous les cinéastes et autres acteurs étaient contents de l’accueil qui leur a été réservé».

Adel Fadili, réalisateur
«Les moments les plus forts de cette édition, c’était pour moi la projection du film «What a wonderful world» de Faouzi Bensaïdi. En regardant ce long-métrage du réalisateur de «Mille mois», je me suis projeté en lui. J’ai ressenti de l’émotion à travers son film et j’ai imaginé Faouzi Bensaïidi à 14 ans en véritable passionné du cinéma. Pour moi c’était un véritable coup de foudre pour le scénario du film. Autres moments forts du festival, ce sont les retrouvailles entre les artistes marocains et étrangers.  Les étrangers n’ont pas l’occasion de voir des films marocains chez eux, faute de la politique de distribution, ce genre de festivals leur permet de découvrir notre  style cinématographique et de voir son évolution».

Mohamed Khouyi, acteur
«Les neufs jours du festival étaient tous des moments forts. Je n’ai pas en tête un seul événement mais plusieurs évènements qui ont brillé par l’intensité des émotions transmises. Par rapport aux éditions précédentes, on a pu remarquer qu’il y avait une véritable reconnaissance de l’artiste marocain. Ceci non seulement à travers l’hommage renduà Mohamed Majd et la programmation de  films marocains dans la compétition, mais à travers l’accueil réservé aux acteurs et cinéastes marocains».

Nezha Reguragui, actrice
«J’ai été personnellement très touchée par l’attention particulière qui a été portée à la grande actrice marocaine Habiba Madkouri. Le fait qu’elle soit l’invitée d’honneur lors de la clôture du festival, et qu’elle a témoigné en faveur de l’artiste marocain, c’était très émouvant. Je n’oublierais pas de mentionner également la projection de deux films marocains en compétition officielle. C’est en soi une véritable reconnaissance pour l’évolution de notre septième art».

Salima Benmoumen, actrice
«Mon coup de cœur lors de cette sixième édition du Festival international du film de Marrakech est allé au film «La strada» du réalisateur Federico Fellini. Ce chef d’œuvre a été projeté dans la section panorama du cinéma italien. Cela fait très longtemps que je voulais le voir, je n’ai jamais eu l’occasion de satisfaire ce désir. Le fait de faire un hommage au cinéma italien est, je pense, une excellente initiative».

Yassine Adnan, animateur
«On peut retenir plusieurs moments forts lors de cette sixième édition du Festival international du film de Marrakech. Le premier instant magique de ce festival est sans aucun doute l’hommage qui a été rendu au père des humoristes marocains Abderraouf à travers le témoignage de Jamal Debbouze lors de la cérémonie d’ouverture de cette sixième édition. Autre moment important et inoubliable est la vidéo que Martin Scorsese a envoyée et qui a été projetée en ouverture du festival. Ce cinéaste est connu pour être très réservé et le fait qu’il s’est exprimé avec une telle spontanéité et qu’il a manifesté tant d’amour pour le Maroc c’est mémorable. Je pense également que le sit-in organisé par Bziz devant le Palais des congrès lors de l’ouverture était également l’un des moments forts du festival. Les gens ont pensé bêtement que ses protestations allaient empiéter sur la tenue du festival. Or Bziz a échoué sans que personne l’interdise de manifester.»   

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