Les étoiles filantes de Abdelkader Laârej

Formes volatiles, couleurs vives, géométrie du style. Abdelkader Laârej reste fidèle à sa démarche artistique et picturale. Après une longue absence, il expose actuellement à l’espace Nadar au Maârif. Jusqu’au 30 décembre, les amoureux d’arts plastiques pourront se rendre sur place pour découvrir les œuvres récentes de cet artiste autodidacte. C’est aux côtés de Mohamed Melehi, actuellement président de l’Association marocaine des arts plastiques (AMAP), que Abdelkader Laârej apprend les b.a.-ba du métier en 1977. En bon élève, il assistera à l’évolution de l’art pictural au Maroc et fréquentera tous les artistes pionniers. Les années 70-80 ont récolté le fruit d’un travail qui a germé dans l’esprit des avant-gardistes depuis 1968 ; date de la création du mouvement de Casablanca. De cette expérience et de la continuité du mouvement plastique national, Abdelkader Laârej a été influencé. Sans aucune formation académique, ce plasticien s’est tout de suite intéressé à la peinture abstraite. Ses maîtres sont tous des peintres abstraits. Son abstraction puise sa force dans le patrimoine traditionnel et rappelle curieusement les formes géométriques des tapis ruraux ; ceux de Tazenakht par exemple. Abdelkader Laârej qui a été influencé par ce mouvement a fini par créer son propre style. En observant ses tableaux, des formes géométriques ressemblant à des petits bonhommes s’en détachent. Le critique Jean  Pierre Van Tieghem compare ces personnages à peine visibles à des villageois tombés du ciel. «Les habitants du village du haut de la montagne descendent pour organiser la fête des hommes, des femmes et des enfants. Tous sont différents. Aucun mouvement ne correspond à celui de l’autre», témoigne le critique dans son texte de présentation du dépliant de l’exposition. Jean Pierre Van Tieghem considère l’artiste au chef d’orchestre. «Le peintre et le metteur en scène, il orchestre l’arrivée des villageois. Les êtres tombés du ciel ont leur place, même avant de les mettre pieds sur terre». Les formes éclatées de Abdelkader Laârej peuvent aussi être comparées à des fusées qui explosent en formant des guirlandes de couleurs

Principales expositions

1977-1986 : Collabore chez «Shoof-editions» dans l’audiovisuel où il côtoie Mohamed Melehi dont il devient l’assistant.
1982 : Bab-Rouah, Rabat-Venise Cadre, Casabblanca.
1986 : Sculpture sur glace au Canada. Adhésion à l’association mondiale de sculpture sur glace en tant que membre actif.
1988 : Premier prix au concours international de sculpture sur glace, avec Chebâa et Rahoule, Chicago, USA
-Exposition à la galerie des roches, Montréal, Canada
1990 : Exposition à Jakarta (Indonésie) dans le cadre du jumelage avec Casablanca
1991 : Exposition à Kuala Lumpur (Malaisie) dans le cadre du jumelage avec Casablanca
1992 : Calligraphie à la mosquée de Rome, Italie
-Galerie Marsam, Rabat, Maroc
1991-2006 : Diverses expositions au Maroc : Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Laâyoune ainsi qu’à l’étranger : France, USA, Canada, Bahreïn, Sultanat d’Oman, Emirats, Italie.

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