«Les jeunes doivent aller voter»

«Les jeunes doivent aller voter»

ALM : D’où l’idée de composer un titre sur les élections vous est-elle venue ?
Mustapha Bukarou : On remarque de plus en plus une réticence chez les jeunes par rapport à la politique. Ils ne se reconnaissent pas dans les programmes proposés par les élus politiques. Mais je trouve que ce n’est pas une raison pour ne pas voter. Parfois il faut savoir faire un petit effort. A travers la chanson «Vas voter » et dont le titre n’est pas encore définitif, je voulais inciter les jeunes à se rendre aux urnes. Les jeunes de ce pays sont majoritaires, leurs voix est donc, importante.

Etes-vous sympathisant d’un parti ?
Le jour des élections, j’irais voter c’est sûr. Mais pour l’instant, je n’ai pas de favoris. Un artiste n’est pas un politicien. C’est pour cette raison que j’aimerais rester le plus loin possible de cet univers. Mais je peux dire néanmoins que je voterais pour le parti le plus convaincant.

Quel est le type de programme politique d’un parti qui pourrait vous convaincre ?
J’aimerais bien qu’un parti s’intéresse aux jeunes et à leurs problèmes. Le pays a besoin de bouger sur le plan culturel. Nous ne disposons pas d’infrastructures culturelles. Les quelques espaces qui existent sont dans un état lamentable et sont souvent sous-équipés.

Quel genre d’arrangement allez-vous réaliser pour cette chanson ?
Je tiens d’abord à préciser que les paroles de cette chanson sont simples. Je ne veux pas faire de cette composition un titre revendicateur. Le rythme sera basé sur le style Ragga Dancehall.

Quand est-ce que cette chanson sera présentée au public ?
Nous sommes encore en négociation avec des artistes marocains. Pour donner plus d’ampleur à ce projet, je voulais le partager avec d’autres chanteurs. Cela pourrait donner un mélange de styles et de tendances. Nous ne pouvons pas avancer de date  pour l’instant sur la sortie du single et du video clip. Nous sommes également à la recherche d’un financement pour concrétiser ce projet.

Avant de vous lancer dans le ragga, vous étiez chanteur de rap. Pourquoi avez-vous changé de style ?
J’ai commencé en tant que rappeur en 1999 au sein de la formation «Technique Black». Ce groupe avait participé dans le premier tremplin des jeunes musiciens au boulevard des jeunes musiciens. Par la suite j’ai travaillé avec le groupe «Mafia C» avec Big mais il y avait des problèmes et cette formation s’est dissoute. J’ai choisi de continuer mes études pour pouvoir travailler et gagner ma vie. Mais je n’ai jamais oublié la musique. C’est ma seule motivation. C’est ainsi que j’ai continué à chanter en solo et à composer des musiques. Je me sens beaucoup plus proche du rythme reggae. Je suis un grand amoureux de Bob Marley et de Benny Man et elephant man. Je me suis penché vers le Ragga pour créer la différence.

Sortie du nouveau single de Steph Raggaman

Résolument originale et unique, Steph s’impose avec aisance dans le ragga made in Morocco. Son opus «L’bayda Nayda» vient de sortir.
C’est une invitation à danser, à se laisser prendre par un rythme endiablé, interrompu par un refrain signé Ahmed Soultan. Ce single est le premier aperçu de l’album en cours de préparation de Steph Raggaman produit par Clic Records.
«L’bayda Nayda» est disponible en téléchargement légal sur www.itoubmusic.com.

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