Les livres de la semaine

« Kamar Assrir », l’histoire d’Assrir et sa lune
« Assrir la somptueuse et sa lune
Pour laquelle étoiles et arbres se prosternent
Ô sables d’Assrir exaltez les palmiers
Que choient océan et dattes
Longtemps avez-vous longé la sécheresse et aujourd’hui
Les gouttelettes viennent auprès de vous s’absoudre
Comment ne le feraient-elles pas
Alors qu’Assrir langui dans l’étreinte de la lune »
« Kamar Assrir » est un recueil de poème signé Mohamed Ali Rabbaoui, professeur universitaire. Pourquoi Assrir en guise de titre ? Car, tout simplement, c’est le lieu de naissance de l’auteur. « Kamar Assrir » est une façon de rendre hommage au Ksar Assrir, une sorte de casbah sise à Tinjdad, les Ksars étant des complexes résidentiels où les traditions de leurs habitants sont jalousement gardées.
Les vers de Mohamed Ali Rabbaoui se comporteront telle une locomotive, parcourant le Royaume de long en large, faisant des haltes au gré du hasard à Tinjdad, Sidi-Kacem, Casablanca, Laâyoune, Tétouan, Meknès et bien d’autres, le tout en poésie.
« Mouâd, un rêve sublime fredonné par
Les sirènes et les essaims de rossignols
Lorsque ses yeux furent feuilletés
Par le souffle de l’aurore
Des épis avait-il tendu à ses géniteurs »

« Raconter le combat du Maroc pour les droits d’auteur »
À travers son livre, Abdallah Chakroun ambitionne de relater les diverses batailles que le combat pour les droits d’auteur, s’étalant sur une quarantaine d’années, aura suscitées.
Qu’ils soient auteurs compositeurs, paroliers, écrivains, poètes, cinéastes, producteurs, interprètes, artistes peintres ou autres, ils ont tous mené, et mènent toujours le même combat. Contre qui ? Tout simplement, contre les positions négatives de certains utilisateurs potentiels du répertoire de ces auteurs, de leurs créations et du fruit de leur dur labeur.
Leur combat est également mené « contre l’ignorance, l’hostilité et l’abus d’anciens responsables jadis à la tête de l’Administration intéressée par la consommation des oeuvres littéraires et artistiques. »
« Raconter le combat du Maroc pour les droits d’auteur » est une histoire claire et modelée à travers un style simple. L’objectif étant de la mettre à la portée de tous, concernant la vulgarisation de diverses questions traitées, tant par la législation et la réglementation que par les relations professionnelles entre les créateurs et les utilisateurs du répertoire intellectuel légalement protégé ou protégeable.
« Si le Maroc a connu, au temps du protectorat, des lois tournant autour des droits d’auteur – en 1916 dans la région sous protectorat français, en 1926 dans la région de l’administration internationale à Tanger, ainsi qu’en 1927 dans la région sous protectorat espagnol au Nord – ce n’est point pour les beaux yeux des Marocains, auteurs et compositeurs, que cette législation a vu le jour. L’initiative vise plutôt à protéger les droits des créateurs étrangers et collecter les rentes découlant de l’investissement dans des produits cinématographiques importés et projetés dans les salles ; la diffusion des disques étrangers dans les lieux publics comme les hôtels, les restaurants et les cafés ; l’interprétation de la musique étrangère, par des groupes artistiques, dans les night-clubs et les lieux publics à diverses occasions ; la présentation de pièces théâtrales espagnoles, de temps à autre, à Casablanca et Rabat, en plus de l’organisation de fêtes foraines et de cirques à Tanger et Tétouan.
La production littéraire et artistique était présentée ici et là, dans les villes et les capitales et, généralement, la représentation se faisait en langue française ou espagnole… »
« Raconter le combat du Maroc pour les droits d’auteur » est une histoire truffée de conflits passionnants, en dépit de l’infortune qu’ils recèlent.
Ils sont largement évoqués dans ce récit qui, d’autres part, rappelle la genèse et l’activité du Bureau Marocain du droit d’Auteur, outre le développement, depuis l’époque du Protectorat à nos jours, de la législation marocaine en matière de protection du droit d’auteur auquel vient de s’ajouter, en l’an 2000, celle des droits voisins.
Ancien directeur de la télévision marocaine, Abdallah Chakroun est auteur-réalisateur dramatique, ex-secrétaire général de l’Union de radio-télévision des États arabes, directeur de Cabinet et conseiller au ministère des Affaires culturelles (1992-1997). Il est actuellement consultant international en communication audio-visuelle et pour les Droits d’auteur et Droits voisins.
« Comment tirer profit de ses ennemis »
« Il faut toujours avoir la bouche pleine de sucre pour confire les paroles car les ennemis y prennent goût, écrivait Baltasar Gracian. Tel semble être le credo de Plutarque dans son traité sur La manière de distinguer le flatteur d’avec l’ami.
Pourtant, si les vieilles routines de la flatterie justifient chez l’honnête homme la nécessité d’un art de prudence, ne doivent-elles pas être battues en brèche, d’emblée, par le sentiment de noblesse que suscite en lui le contact de l’ennemi ? Voilà la vraie question qui trouve sa réponse dans Comment tirer profit de ses ennemis (100 ap. J.-C.).
Non point certes en bombant le torse des apparences, mais en rivalisant de vertu, discrètement, avec l’adversaire ; et en exerçant sur lui grandeur d’âme, impassibilité ou générosité.
Les déférences perverses de l’adulateur, pour la raison qu’elles se règlent sur la mouvance d’autrui, ne bâtissent que sur du sable.
Au contraire, la vigilante pratique des ennemis oblige son serviteur immédiat à un perfectionnement de soi qui est la meilleure riposte qu’il puisse faire à l’adversité. Deux petits traités extraits des Moralia de l’écrivain grec.
Le premier traite de l’art d’user des récriminations, des rencontres, des calomnies de ses ennemis pour s’améliorer et les vaincre. Dans le deuxième traité, l’auteur présente une typologie des flatteurs et expose ce qui distingue flatterie et amitié. »
« Recettes de beauté des femmes du Maroc »
« Recettes de beauté des femmes du Maroc » est une traduction, signée Abdelilah Salim, du livre de Abdelhay Sijilmassi. Comme il est indiqué dans l’intitulé du livre, les secrets des produits naturels utilisés par les Marocaines sont étalés de façon explicative, afin de lever le voile sur des soins millénaires. C’est, en fait, un voyage dans le fin fond des traditions de mise en beauté de la femme marocaine, une virée dans un univers spécifique à ces dames.
Le livre débute ses explications sur une note d’humour non dénuée de sagesse. Il s’agit d’un baume anti-ride révolutionnaire. Pour l’obtenir, il suffit de mélanger une dose de sourire, trois doses de réconciliation avec soi-même, huit mesures de soif de la vie, cinq autres de calme et une dose de sagesse. Et voilà !
Le livre traite par ailleurs de tous les aspects de la mise en beauté de la femme marocaine. Cela va de la chevelure, passant par les soins du visage, des cils ou des ongles, jusqu’aux soins des mains ou l’épilation. Natif de Kénitra en 1948, Abdelhay Sijilmassi est pharmacien. Son intérêt pour les plantes médicinales remonte à une trentaine d’années.
Dans ce contexte, il a écrit «Les plantes médicinales au Maroc» en langue française en 1990.

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