Les médecins vétérinaires rassurent

Les médecins vétérinaires rassurent

L’état de santé des ovins durant la période de la fête du sacrifice revient en force. Et les services de santé concernés, en l’occurrence des agents chargés du contrôle sanitaire vétérinaire, rassurent le consommateur et affirment que la situation sanitaire reste normale. Contacté par ALM, Jamal Miftah, médecin vétérinaire, a souligné que les cas enregistrés ne font pas état d’alerte. «Jusqu’à présent (c’est-à-dire deux jours après la fête du sacrifice) nos services aux anciens abattoirs de Casablanca ont été appelés à intervenir dans plus de 270 cas. Mais, nous n’avons enregistré aucun cas alarmant », a indiqué M. Miftah. S’agissant des cas les plus fréquents, M. Miftah assure que plus de 55% des cas enregistrés sont affectés par la «lymphadenite caséeuse». «La lymphadénite caséeuse fait partie du syndrome «maladie des abcès», bien connu des éleveurs de moutons et de chèvres», explique
M. Miftah. Cette maladie peut se distinguer des maladies à l’origine d’abcès par une localisation essentiellement ganglionnaire ou pulmonaire et par une apparition préférentielle chez l’animal adulte. Concernant la transmission, la bactérie entre par une lésion cutanée voire parfois par le tractus respiratoire et la contamination peut être occasionnée lors de la tonte ou de la castration. La source de contamination est principalement le pus ayant contaminé l’environnement lors de rupture d’un abcès.
Question traitement de la maladie dans les cas soulevés aux anciens abattoirs de Casablanca, M. Miftah assure que plus de 92% des cas de lymphadenite caséeuse  ont connu une intervention partielle. «Là encore, il n’y a pas question de s’alarmer», a-t-il ajouté. S’agissant de la campagne lancée par le département de tutelle, en l’occurrence le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, elle était fructueuse, selon ce responsable. «La campagne de vaccination s’inscrivant dans le cadre des mesures prises par le ministère de l’Agriculture pour protéger le cheptel contre la peste des petits ruminants a porté ses fruits», souligne M. Miftah, avant d’ajouter que la vaccination de près de 22 millions de têtes d’ovins et de caprins n’était pas une opération facile. À ce titre, notons que parmi les mesures adoptées par le département d’Akhanouch figuraient la mise en quarantaine des exploitations atteintes de la maladie, l’isolation des bêtes malades et le suivi de leur état sanitaire et la désinfection des exploitations, a rappelé le ministre. Aussi, les éleveurs qui ont subi des pertes ont été indemnisés à raison de 500 à 1.500 dirhams pour chaque bête perdue selon les races en vue de les encourager à déclarer la maladie. M. Miftah a affirmé, par ailleurs, que l’intervention de l’inspection et des agents chargés du contrôle sanitaire vétérinaire se fait de manière régulière durant la période de l’Aïd, mais le seul soucis qui reste prédominant chez ses autorités est lié à la question de l’abattage clandestin. «L’abattage clandestin est un phénomène qui a pris beaucoup d’ampleur. Malheureusement, les gens n’ont pas compris le degré de la gravité de la situation. Pour notre part, nous déployons tous nos efforts pour combattre ce phénomène» a-t-il précisé. Il est à rappeler que dans le cadre de la campagne de contrôles de viandes menée par la Gendarmerie royale de Casablanca, pas moins de 15 tonnes et 570 kilogramme de viandes ont été saisis entre le 26 août 2007 et le 31 mai 2008. En outre, 41 véhicules ont été mis en fourrière. Un communiqué de la Gendarmerie royale de Casablanca avait en outre souligné que durant cette période, 130 infractions ont déjà été relevées et 1450 véhicules de transport de viandes ont été contrôlés. Les raisons : viandes non estampillées, défaut d’autorisation, moyens de transport non agréés et défaut de certificat sanitaire.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *