Les prisonniers d’un projet de film

Les prisonniers d’un projet de film

Les informations concernant le tournage du film «Les prisonniers du soleil» du réalisateur anglais Roger Christian ne cessent de se contredire. Le staff de cette superproduction avait mis le cap, le mois de novembre, sur Ouarzazatte pour faire un repérage des lieux. Après maintes concertations avec le réalisateur, l’équipe du film a décidé de lancer les préparatifs du tournage. Ainsi, le staff a pris contact avec le producteur exécutif au niveau du Maroc et a commencé la distribution des rôles. La société Cinétéléma a été désignée pour s’occuper de la production côté Maroc. Dirigée par Latef Lahlou, cette société prend en charge les journées de casting des acteurs et des figurants sélectionnés et aptes à incarner les rôles qui leur ont été confiés. Tout cela au regard du réalisateur et du producteur. Pour «les prisonniers du soleil» inspiré de l’histoire ancienne et légendaire des Pharaons, plusieurs acteurs marocains ont été sélectionnés. Parmi eux figurent Driss Roukh, Abdou Mesnaoui, Ahmed Boulane, Saâd Tsouli ainsi que Abdou Mesnaoui. Chacun négocie son contrat selon le rôle qui lui est attribué. A titre d’exemple, Driss Roukh devrait incarner le rôle du Pharaon. «Un rôle conséquent et que je devrais bien négocier avant d’accepter de signer le contrat», explique-t-il. Si cet acteur n’a pas encore signé, d’autres ne sont pas dans la même situation. C’est le cas de Abdou Mesnaoui. Ce dernier a déjà signé le contrat, il y a quelques temps pour commencer à tourner le film initialement prévu pour le mois de février. Cependant, il y a eu un changement de programme. Un report que chacun explique à sa façon. D’après Latef Lahlou, «le planning a été changé à cause du froid qui règne sur place en ce moment».
Par ailleurs, selon une source de Ouarzazate ayant requis l’anonymat, un malentendu né entre le producteur anglais et le réalisateur est la véritable cause de ce report. En fait, pour une question financière, le producteur doit faire un calcul du rendement du projet pour  le comparer avec le budget global du film. Si ce calcul n’est pas rentable, il laisse tomber son projet. «Le producteur n’est pas arrivé à s’entendre avec le réalisateur, la somme proposée ne les arrangeait pas», déclare la même source. Suite à ce malentendu, le doute planait quand à l’avenir des prisonniers du soleil». «Le staff du film se demandait s’il ne fallait pas annuler le film», ajoute la même source. Et les acteurs qui ont signé leur contrat, quel sera leur sort ? Selon Abdou Mesnaoui : «Le contrat ne nous permet pas de nous engager dans un autre film, nous devons attendre la fin du tournage». Ainsi, les acteurs seraient liés par cette clause. Les dédommagements au cas où le film serait annulé sont prévus, mais juste pour les jours de casting. «Les acteurs sont payés pour la période de casting», explique l’informateur de Ouarzazate. Au final après réflexion, la date du tournage a été fixée pour le 20 mars. «On m’a contacté pour me faire part de la date du tournage et des changements au niveau du script», raconte Driss Roukh. Au moment où l’optimisme règne chez certains acteurs, l’avenir «Des prisonniers du soleil» dépend du nouveau producteur, Paul Louwing, qui a été désigné pour prendre les choses en main. A l’heure où nous mettions sous presse, la source faisant partie du staff technique nous affirme que le producteur n’a pas encore livré son verdict. En attendant, tout le monde sur place reste prisonnier de sa décision.

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