Les projets de Leila Alaoui seront dévoilés dans plusieurs coins du monde : «No Pasara», «Natreen» et «Crossings» à l’honneur

Les projets de Leila Alaoui seront dévoilés dans plusieurs coins du monde : «No Pasara», «Natreen» et «Crossings» à l’honneur

Les créations artistiques de la défunte photographe engagée Leila Alaoui seront célébrées lors de cette rentrée dans plusieurs lieux culturels du monde.

Ainsi, le Musée des Beaux-Arts de Montréal accueillera, à partir du 18 janvier et jusqu’au 30 avril 2017, l’exposition «No Pasara» («Tu ne passeras pas»). Il s’agit du premier projet photographique de l’artiste qui dénote son engagement humanitaire. Cette série rassemble plus de 24 images commandées par l’Union européenne en 2008. Elle dresse un portrait de jeunes marocains qui rêvent d’un avenir meilleur de l’autre côté de la Méditerranée. Les images sont un témoignage de leur réalité et de leurs illusions. A travers «No Pasara», Leila Alaoui capte l’essence d’une jeunesse désespérée.

Le théâtre Liberté de Toulon en France, quant à lui, s’apprête à recevoir l’exposition photo «Natreen», prévue à partir du 2 mars 2017. «Natreen» (qui signifie «Nous attendons») révèle les réalités quotidiennes de Syriens déplacés au Liban. La photographe Leila Alaoui avait sillonné le pays pendant deux semaines pour photographier les hommes, femmes et enfants victimes de cette crise. Le public découvrira du 22 mars au 16 avril 2017 à la grande Halle de la Villette l’installation vidéo «Crossings». Celle-ci explore l’expérience des migrants sub-sahariens qui quittent leurs pays dans l’espoir d’atteindre les rivages de la Méditerranée. 

L’installation vidéo révèle le traumatisme collectif provoqué par la traversée des frontières et la fragilité d’une communauté plongée dans un nouvel environnement hostile. Tout en explorant les textures expérientielles de la transition psychologique et physique, l’installation invoque aussi le concept de l’Europe comme une utopie problématique dans l’imaginaire collectif africain. A travers ce travail, Leila Alaoui était intéressée par le langage contemporain de l’art vidéo pour aller au-delà d’une approche documentaire traditionnelle et éviter toute représentation misérabiliste.

Filmé du point de vue imaginaire des migrants, «Crossings» intègre des fragments de réalité entre images de fiction reconstruites et effets sonores inspirés d’histoires vraies. Le résultat est une installation vidéo en triptyque qui combine des voix-off et portraits statiques de migrants avec des paysages vidéo abstraits. Une fois de plus, le travail de Leila Alaoui explore la construction de l’identité et de la diversité culturelle, souvent à travers le prisme des histoires de migration qui se croisent dans la Méditerranée contemporaine. Artiste engagée, la défunte évoquait des thématiques assez compliquées et dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles.

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