Les rythmes de Vienne au Maroc

Les rythmes de Vienne au Maroc

L’orchestre philharmonique du Maroc fête sa nouvelle année à la manière de Vienne. A partir de jeudi soir, les passionnés de musique classique auront rendez-vous avec le concert du nouvel an de l’orchestre philharmonique du Maroc (OPM).
Cet orchestre a été crée en 1996 à l’initiative de certains musiciens marocains désireux de doter le Maroc d’une formation symphonique de qualité.
Aujourd’hui, il est composé de 80 musiciens, principalement marocains, lauréats de grands conservatoires européens ou prix d’honneur et premier prix de conservatoires marocains. Il est présidé par le musicien Farid Bensaid et dirigé par Jean Charles Biondi. Ce chef d’orchestre a débuté dans la musique classique à l’âge de 5 ans avec son père qui était, alors, lui-même chef d’orchestre. A 16 ans, il dirige pour la première fois une formation. Il remporte le Premier Prix du Concours des Chefs d’Orchestre à Charmonix et décroche la Baguette d’Argent de sa ville natale, simo (Italie). Il obtient deux premières médailles en trompette et percussions au conservatoire de Mulhouse et cumule les fonctions de directeur technique des différents orchestres du Haut-Rhin. Véritable professionnel de la musique, il est compositeur arrangeur agréé par la SACEM, cofondateur de l’Orchestre philharmonique du Maroc et son chef titulaire.
Et comme chaque année, cet orchestre ne faillit pas à la règle : un concert comme celui qui est organisé chaque 1er janvier à Vienne pour fêter l’arrivée de la nouvelle année est organisé au Maroc. Une première. Les musiciens se donnent à fond dans leur art et jouent des morceaux des classiques les plus célèbres. Chopin Strauss, Bethoven, etc.
Cependant, pour ne pas tomber dans le piège de la routine et pour ne pas ennuyer les auditeurs habitués à ce concert du nouvel an, l’OPM aime innover. Chaque année, un nouvel instrument s’ajoute aux autres. A part les violons, la basse et le piano habituels, d’autres instruments sont toujours les bienvenus. C’est une façon de créer un rythme différent et d’ajouter une touche d’originalité à l’atmosphère. Ainsi, cette année, c’est l’harmonica qui fera son entrée en tant que soliste. Elle sera jouée par un invité externe, qui, comme chaque année, vient se joindre à la troupe.
Cette fois-ci l’invité est le musicien Franz Chmel. Né en 1944 à St. Pölten en Autriche, Franz hmel semble avoir toujours joué de l’harmonica. Dès l’âge de 6 ans il joue avec ses grands frères et fonde avec eux, à l’âge de 12 ans, le Trio pour harmonicas «Piccolo».
Le Trio obtient de nombreux prix lors de concours nationaux et internationaux et Franz gagne plusieurs fois le 1er prix en tant que soliste lors de championnats du monde. En 1965, Franz Chmel décide de mettre fin à sa carrière musicale. Ce n’est qu’en 1987 qu’il «reprendra le fil musical» et tentera un retour sur la scène avec ses frères. Le Trio devient champion du monde en Hollande en 1988 et Franz aura la deuxième place en tant que soliste.
Franz Chmel souhaite donner à l’harmonica classique la reconnaissance qu’il mérite. En rendant accessible les expériences de ces dernières années à tous les harmonicistes, il souhaite introduire de nouvelles techniques capables de prendre en compte toutes les possibilités de cet instrument. L’OPM dit de lui «qu’il est l’un des très rares musiciens à s’être consacré à cet instrument. Il a inventé une technique unique lui permettant de jouer des morceaux réputés injouables avant lui. Ce qui lui a donné une renommée internationale ».
Le public marocain aura l’occasion d’apprécier les talents de ce musicien de renom et de découvrir la nouveauté du concert de cette nouvelle année, qui aura lieu, jeudi soir, au cinéma Rialto, à Casablanca, le lendemain au théâtre Mohammed V de Rabat et enfin, le 8 janvier, au théâtre royal à Marrakech. Un rendez-vous à ne pas manquer.

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