Les rythmes des dunes

Une rave partie dans le désert de notre Sahara. Qui peut s’en plaindre ? La musique des D.J. ne va déranger personne. Et puis, il y aura l’étendue des dunes et un ciel étoilé à perte de vue pour convier, d’une façon insistante, au rêve même des personnes très peu portées aux envolées de l’imaginaire. Voilà ce que réserve, entre autres choses, la deuxième édition du Festival du grand désert. Son thème, « les rythmes des dunes de sable», constitue à lui un programme.
L’initiateur de ce projet est Akim Elanbassi, directeur d’une agence de voyage établie à New-York. Il est également Président de l’association Morocco & Us qui vise à promouvoir la culture et les arts du Maroc. Ce jeune homme de 38 ans vit depuis 16 ans à New-York. Il dit que l’idée de ce festival est née d’un voyage qu’il a effectué en 1997 au désert. « J’ai parcouru des centaines de km sur le dos d’un dromadaire et en marchant. J’étais en compagnie d’une amie américaine qui organise « Summer stage » à New-York, une manifestation qui attire chaque année un large public ». Si le concept fondateur de cet événement vise à faire venir les musiques du monde dans la plus grande métropole de la côte est, c’est d’une démarche inversement similaire que participe le projet de Akim Elanbassi. « Mon but est de ramener des musiques et des personnes d’ailleurs, ici, pour promouvoir l’une des plus belles régions du Maroc ».
L’intéressé insiste beaucoup sur l’idée des échanges qui fonde cette manifestation. Pourtant, la réussite de la première édition n’a pas été totale. Elle a attiré 300 personnes. L’initiateur du projet impute cela au 11 septembre. Pour cette deuxième édition, tout a été prévu pour accueillir 4000 personnes. Y compris des «bivouacs équipés de douches et de toilettes». La caravane qui regroupera des personnes, en provenance de plusieurs pays, fera le départ de Zagora jusqu’aux dunes de M’hamid Elghizlane. Là des troupes du Sahara et des D.J. originaires du Maroc, de l’Angleterre, d’Autriche, du Brésil feront durer les nuits des participants jusqu’à l’aube. L’on ne peut prédire ce que va donner le mélange de la Guedra et de la techno, mais Akim Elanbassi certifie que les «habitants du Sud étaient très enchantés de découvrir des musiques du monde, lors de la première édition».
Pour le reste, et qui a très peu à voir avec la musique, rien n’empêche des personnes souhaitant partager l’expérience du désert avec d’autres de participer à ce festival. Un festival en tout cas décapant par son originalité. On a pris l’habitude d’entendre parler de festivals déserts, pour une fois qu’il y a un festival du désert, on ne va pas le déserter.

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