Les «sept péchés capitaux» de Selfati à Casablanca

Les «sept péchés capitaux» de Selfati à Casablanca

Une cinquantaine d’œuvres de l’artiste-peintre Ilias Selfati étaleront les murs de la galerie d’art Atelier 21 de Casablanca jusqu’au 2 décembre 2011. Après les chevaux, la forêt, les nénuphars et les scarabées qui constituent les principaux sujets de la peinture de Selfati, ce dernier renouvelle cette fois-ci les sujets qui traitent dans son art. À travers cette exposition, Selfati dévoile une série de dessins correspondant à la représentation que se fait l’artiste de chacun des «sept péchés capitaux». Sept grandes peintures, intitulées Orgueil, Luxure, Avarice, Gourmandise, Colère, Paresse et Envie, complètent cet ensemble d’œuvres, fondées sur une thématique qui préoccupe l’artiste depuis cinq ans. «Le public découvre à travers mon exposition un ensemble de dessins au fusain, un mélange de peintures et de sujets. Ce travail de recherche a nécessité une année de travail», souligne Ilias Selfati. Ce dernier occupe une place importante dans le renouveau de la peinture au Maroc. Il fait partie des artistes qui prouvent que la peinture n’est pas inconciliable avec l’expression d’art contemporain. «J’ai essayé de mettre l’approche de l’être humain dans les sept péchés», indique-t-il. Selon Tahar Ben Jelloun, «Selfati est dans cette part de l’obscur, de l’invisible que nous portons en nous. Son art nous invite à nous interroger sur cet aspect difficilement avouable ou plutôt dangereusement vu en face». Ilias Selfati est né en 1967 à Tanger. Après l’obtention d’un diplôme à l’Ecole des beaux-arts de Tétouan, il s’inscrit à la faculté UCM des beaux-arts de Madrid où il suit une formation dans les techniques de l’estampe de 1992 à 1994. Dans son parcours, il a côtoyé Paul Bowles, Mohamed Choukri, Emilio Sainz de Soto et le peintre José Hernandez. Un brassage qui se retrouve dans ses œuvres, puisqu’il est passé par la gravure, la lithographie, l’estampe entre autres, avant d’atteindre une peinture de plus en plus remarquée. Cet artiste tangérois a décroché plusieurs prix, notamment celui de la gravure en Espagne en 2001 et 2003 et prix européen de la peinture en Belgique en 2000.

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