Les vers riment à Salé et Rabat

Les vers riment à Salé et Rabat

Du 2 au 7 septembre, les vers, dans tous leurs états, animeront les airs nocturnes des villes de Salé et Rabat. Concernant cette dernière, elle verra l’organisation de deux rendez-vous. Il est question dans le premier de récitation d’un parterre de poètes. On cite le poète du nord Abdelkrim Tabal, le militant amazigh Ahmed Assid, les poètes de la nouvelle génération Hassan El Ouazzani et Yassin Adnan, ainsi que Latifa El Meskini, la lauréate du Prix du Maroc du livre 2008 dans la catégorie «poésie». Le deuxième rendez-vous est donné le 5 septembre avec Mohamed Achaari, le poète écrivain et ancien ministre de la Culture. Toutes les rencontres de cette manifestation sont ouvertes et dédiées au large public. À Salé, c’est en compagnie du poète et chercheur dans la tradition orale Hassan Nejmi que s’articulera le débat autour de «La poésie orale au Maroc».  «L’histoire de la littérature au Maroc ne se limite pas qu’aux textes écrits, la tradition orale est un patrimoine diversifié, riche en images et en émotions poétiques, mais qui a longtemps était laissée-pour-compte par les historiens et les intellectuels marocains», explique à ALM M.Nejmi, introduisant sa thématique. Une autre rencontre, cette fois avec Moulay Abdel Aziz Tahiri, parolier de plusieurs grands noms de la chanson marocaine notamment Nass El Ghiwane, Jil Jilal et Najat Aâtabou est prévue le 3 septembre. Cette rencontre sera marquée par la  signature de son premier recueil de zajal intitulé «Ah yawine». Les poétesses sont également à l’honneur durant ces soirées toutes en vers à Salé. Il s’agit d’Aïcha Bassry, auteur de nombreux poèmes traduits en plusieurs langues et de Nihad Benguida, la deuxième femme marocaine (après Fatema Chebchoub) ayant publié un recueil de zajal, et ce en 1998. Pour cette dernière, le  «zajal», est une écriture poétique où triomphe une réconciliation de l’auteur avec soi, puisqu’il a choisi de s’exprimer en dialectal, le parler de sa mère patrie. Par ailleurs, elle se définit comme faisant partie des poètes «zajjal» contemporains dont le défi est de rompre avec la tradition du vers propre au melhoun. Ces «zajjal» se distinguent par l’introduction dans leur œuvre, du langage de tous les jours, l’élevant de sa dimension purement fonctionnelle à un niveau poétique. «La poésie et la chanson» est le thème de la rencontre-débat avec le poète Abderrafi Jouahri qui aura lieu le 5 septembre.  Parmi les textes de ce poète, on trouve plusieurs chansons marocaines célèbres, notamment  «Rahila» interprétée par feu Mohamed Al Hayani, «Al Qamar Al Ahmar» chantée par Abdelhadi Belkhayat, ainsi que «Ya Jar Wadina» de la regrettée Rajae Belamlih. Le public rencontrera aussi les poètes slaouis Mourad Kadiri et Mustapha Chlih, le 6 septembre. En plus de leur vers, ils parleront de leur inspiration et de leur rapport à leur ville. Ces soirées de poésies à Salé se clôtureront avec celle du poète et militant marocain pour les droits de l’Homme Salah Ouadi.

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