Les zombies de George A. Romero envahissent la 66e Mostra de Venise

Les zombies de George A. Romero envahissent la 66e Mostra de Venise

Les zombies ont envahi, mercredi la 66e Mostra de Venise, qui s’achèvera samedi, avec «Survival of the dead» d’un maître du film d’horreur, l’Américain George A. Romero, tandis que l’Italien Michele Placido a présenté «Il grande sogno», deux films en lice pour le Lion d’or.
«Survival of the dead» qui s’inscrit dans la saga des morts-vivants ou films de zombies, un genre inventé par George A. Romero, met en scène deux clans de «vivants» qui s’affrontent sur une petite île, au nord-est des Etats-Unis.
Les O’Flynn veulent éliminer les zombies tandis que les Muldoons préfèrent les enchaîner jusqu’à ce qu’un «vaccin» soit mis au point. Comme le scénario, les effets spéciaux du film s’avèrent un peu anémiques, commente le magazine américain Variety.
«Les films de zombies parlent de survie de l’espèce et les westerns, de celle de l’individu. Ce film bouscule les deux genres», a affirmé pour sa part George A. Romero. Michele Placido («Romanzo criminale») a montré «Il grande sogno» qui évoque la rébellion de la jeunesse italienne en 1968, à travers la romance entre Laura (Jasmine Trinca), bourgeoise révolutionnaire, et Nicola (Riccardo Scamarcio), un policier qui rêve d’être acteur. Assez convenue, l’intrigue amoureuse ne parvient pas à donner un peu de piquant à une reconstitution historique sommaire, affadie par une musique envahissante. Irrité par la question d’une journaliste espagnole qui jugeait paradoxal, pour un cinéaste de gauche, d’être financé par la société de production du chef du gouvernement Silvio Berlusconi, Michele Placido est sorti de ses gonds.
«Berlusconi je ne sais pas qui c’est et je ne vote pas pour lui», a-t-il dit, avant d’interpeller son interlocutrice, qu’il croyait être américaine.
«Vous les Américains, vous envahissez d’autres pays, vous tuez des gens et puis vous faites des films pour dire que vous êtes bons !» Dédié «à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie en luttant pour la liberté et la démocratie en Iran, de la Révolution constitutionnelle de 1906 au Mouvement Vert de 2009», «Femmes sans hommes» est aussi entré en compétition.
Adapté d’une nouvelle de Shahrnush Parsipur, le premier film de la vidéaste et photographe iranienne, Shirin Neshat, relate les troubles politiques de 1953, lorsque fut renversé le gouvernement iranien du nationaliste Mohammed Mossadegh.
Quatre femmes, dont une prostituée et une bourgeoise cosmopolite luttent pour leur émancipation et se réfugient dans un verger presque enchanté.
D’un intérêt inégal, ces quatre destins sont relatés sur fond de photographies sépia, de paysages oniriques, nimbés de brume.
Sur le Lido ensoleillé, les festivaliers se faisaient moins nombreux, professionnels et artistes quittant Venise pour le festival concurrent de Toronto (10-19 septembre) au Canada, où leurs films sont aussi présentés.
Venu à Venise avec une comédie divertissante sélectionnée hors compétition, «The man who stares at goats», l’acteur américain George Clooney s’y rendait pour dévoiler un film très attendu qui pourrait lui valoir un Oscar, selon les rumeurs à Hollywood: «Up in the air» de Jason Reitman.
Mais la billetterie de cette édition vénitienne (2-12 septembre) affiche une belle hausse de 25% par rapport à l’an dernier, a annoncé le président de la Biennale Paolo Baratta – les abonnements chutent, eux, de 12%.
Cette édition 2009 s’approche de son terme et peu de longs métrages en lice pour le Lion d’or ont marqué les esprits.

Rébecca Frasquet (AFP)

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