L’étoile d’honneur à Sigourney Weaver

L’étoile d’honneur à Sigourney Weaver

Après l’homme-enfant Léonardo Dicaprio, la star américaine qui fut à l’honneur  lors de la précédente édition du Festival international du film de Marrakech, c’est au tour de Sigourney Weaver, sa non moins célèbre compatriote, symbole de la femme forte, de recevoir cette année les hommages du festival. Ainsi, c’est ce qui a marqué la troisième journée du festival, dimanche 16 novembre, outre la projection du quatrième et cinquième film en lice pour les quatre prix du festival.
«Cet hommage me prouve que j’ai encore beaucoup à donner. J’ai découvert ce beau pays qu’est le Maroc et j’aimerais bien y revenir un jour pour y travailler», a déclaré Sigourney Weaver émue, après avoir remercié SM le Roi Mohammed VI, SAR le Prince Moulay Rachid et la Fondation du Festival pour cette initiative. «Je suis contente d’être ici. Et ce tout juste dix jours après l’élection de Barak Obama, que je qualifie d’événement révolutionnaire», a-t-elle ajouté. Lors d’une cérémonie grandiose en son honneur au palais des congrès, l’acteur britannique Toby Jones a mis en relief le parcours éclectique de la comédienne détentrice de trois Oscars et la variété singulière de son art déclarant que : «Weaver a su redéfinir l’interprétation héroïque. Ce qui fait d’elle une héroïne c’est son action, sa lucidité et sa désinvolture». Le réalisateur Roman Polanski s’est dit, pour sa part, honoré de remettre l’étoile d’honneur à Sigourney Weaver, une star au «talent exceptionnel». A été projeté à cette occasion au palais des congrès, le film «The Girl in the Park» affichant Sigourney dans le rôle d’une mère traumatisée après la disparition de sa fille quinze ans plus tôt. À l’origine, le cinéaste souhaitait raconter une tragédie familiale et ses conséquences sur les proches, non pas immédiates mais à long terme. Selon les critiques, ce choix a exigé un jeu sur des non-dits révélateurs de blessures sous-jacentes dans un rôle brillamment interprété par Sigourney Weaver. La place Jamâa El Fna, a par ailleurs, également  pris part à l’hommage notamment à travers l’organisation de la nuit «Alien» qui a accueilli, sous le ciel étoilé de la ville ocre quelque 30.000 spectateurs.
Il a été question de la projection de la trilogie : «Alien- le huitième passager» de Ridley Scott (1979), «Alien le retour» de James Cameron (1986) et «Alien la résurrection» de Jean-pierre Jeunet (1997).
Par ailleurs, côté compétition officielle, ont été projetés ce dimanche les films, «Time to die» et «Flame & citron», respectivement un film d’auteur et un autre de fiction.
Le premier, tourné en noir et blanc, est réalisé par la Polonaise Dorota Kdzierzawska. Le scénario du film a été écrit spécialement pour l’actrice Danuta Szaflarska qui avait 91 ans au moment du tournage. Le film raconte les derniers jours, d’Aniela, une vieille dame qui vit seule avec un chien de compagnie et qui refuse de se soumettre au diktat des personnes tierces comme de sa propre famille pour abandonner une magnifique villa où elle vit depuis toujours. A la fin de la projection ce film a longuement été applaudi par les spectateurs. «Flame & citron», l’autre film projeté est le dernier-né du rélisateur Ole Chritian Madsen.
Ce dernier se penche sur une période de l’Histoire du Danemark qui a été occupé par l’Allemagne nazie.

• DNES à Marrakech
Amine Harmach
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