L’Etoile d’or revient au réalisateur Mikhail Kalatozishvili

L’Etoile d’or revient au réalisateur Mikhail Kalatozishvili

Marrakech a vu défiler le monde lors de la huitième édition du Festival international du film de Marrakech qui a débuté le vendredi 14 novembre et qui a pris fin samedi 22 novembre. Les prochaines éditions de ce festival sont prévues du 4 au 12 décembre 2009, et du 3 au 11 décembre 2010. Outre les quelque 100 films en provenance des contrées les plus diverses, les neuf jours de cette huitième édition ont été rythmés par la projection des 15 films en compétition officielle. Une compétition des plus passionnantes et ce que ce soit par sa sélection de films ou par son jury, tous deux de qualité et de calibre international. Ainsi, quatre œuvres cinématographiques d’exception ont été primées samedi soir lors de la cérémonie de clôture du festival. L’Etoile d’or (grand prix) a été décerné à Mikhail Kalatozishvili, réalisateur du film «Wild Field».
«Le métier d’un médecin est encore plus noble et utile dans ces régions reculées, j’ai voulu dire dans ce film qui est par ailleurs une métaphore, que l’homme chanceux doit s’attendre à l’amour et à la liberté», a indiqué à ALM le réalisateur, avouant qu’il ne s’attendait pas à recevoir ce prix. A noter que le film «Wild Field» de Mikhail Kalatozishvili avait également été primé dans d’autres festivals dans le monde.
Concernant les décisions du jury, la psychanalyste et femme de lettres marocaine Ghita El Khayat et membre du jury du festival a révélé à ALM que : «le jury a été très démocratique, et Barry Levinson, président, réellement juste et professionnel». Et d’ajouter : «étant donné que nous étions neuf et que donc il y a neuf sensibilités, neuf cultures, neuf possibilités d’être dans le monde, nous avions voulu choisir un film aussi exemplaire que possible de part sa grandeur». Ainsi, selon Mme El Khayat, «le film “Wild Field” représente tout ce qu’est le tiers monde». «J’espère qu’il va être vu par tous notamment au Maroc. Ce film donnerait une leçon à nos scénaristes qui ne parlent que de petites choses. Ce film dépasse toutes les thématiques pour représenter l’universalité et ce grâce au talent», a-t-elle ajouté. Par ailleurs, le prix du Jury est revenu au film chinois «The Shaft» du réalisateur Zhang Chi. Le film raconte, la vie, «les destins», des membres d’une famille de mineurs dans les montagnes de la Chine occidentale. Ce film est servi par une mise en scène efficace, privilégiant des gros plans et des paysages, sorte de carte postale poétique d’une région et d’une culture. Et cela au profit d’un scénario au dialogue minimal reflétant les rêves, la solitude et la pudeur des personnages. «Culturellement, ce film est aussi fascinant que l’ouverture des jeux de Pékin», a déclaré Mme El Khayat.
Le Prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à L’actrice Melissa Leo pour son rôle dans le film américain «Frozen River» de la réalisatrice Courtney Hunt. «Je suis très heureuse et fière de mon film. Je pratique le métier d’actrice depuis trente ans et ce soir, c’est un rêve qui se réalise», a déclaré Melissa Leo. Et d’ajouter : «Il faut suivre son cœur et ce dans chaque chose qu’on entreprend, le résultat pourrait ne pas être immédiat, le chemin peut être long, mais il ne faut jamais laisser tomber». Le Prix de la meilleure interprétation masculine, quant à lui, a été attribué à l’acteur Eero Aho pour son rôle dans le film finlandais «Tears of April» du réalisateur Aku Louhimies. Le film met en scène un soldat lorsque la guerre fait rage en Finlande en 1918 ; les rouges sociaux démocrates affrontent les blancs anti-socialistes.

• DNES à Marrakech
Amine Harmach
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