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Les Piliers de la terre
Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’ait pas de fin.
La construction d’une cathédrale dans l’Angleterre du 12e siècle, tel est le sujet du récit monumental de ce romancier célèbre pour ses histoires d’espionnage.
Recherche historique considérable qui sustente une superbe intrigue romanesque.
Ken Follet, Jean Rosenthal, Les Piliers de la terre, livre de poche, 1992, 1150 pages

La malédiction d’Edgar
Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n’avaient pas le millième de sa capacité à raisonner.
Et il n’admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l’intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien direct avec le Président qui le rendait incontournable.
Aucun ministre de la Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur hiérarchique direct. Il devenait l’unique mesure de la pertinence morale et politique. John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d’un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains.
De 1924 à 1972, les plus grands personnages de l’histoire des Etats-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s’est érigé en garant de la morale.
Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes-rendus d’écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d’Edgar.
A croire que si tous sont morts aujourd’hui, aucun ne s’appartenait vraiment de son vivant.
Marc Dugain, La malédiction d’Edgar, Gallimard, 2005, 331 pages

Disparu à jamais
Comment faire face à une révélation surprenante et à une disparition inattendue en 48 heures? Ce sont pourtant deux événements importants qui arrivent en même temps dans la vie de Will Klein lorsqu’il devra retrouver son frère Ken et sa fiancée Sheila Rogers. "Il est vivant", a murmuré la mère de Will, sur son lit de mort, à propos de Ken, disparu onze ans plus tôt, après avoir été accusé du viol et du meurtre de leur voisine Julie Miller. Le choc est terrible pour Will qui découvre une photo de son frère datant de quelques mois. Convaincu de son innocence, il a compris et accepté sa fuite depuis longtemps. Au lendemain de l’enterrement de sa mère, Sheila disparaît en laissant un mot : "Je t’aimerai toujours." Stupéfait, il appelle son ami Carrex, ex-délinquant, devenu professeur de yoga, pour l’aider à rechercher les deux personnes qu’il aime le plus au monde. Mais il affrontera sur son chemin la fourberie d’un agent du FBI, plutôt trouble ainsi que la perversité, la violence et la pure méchanceté de deux anciens amis de son frère, sans parler du troublant passé de Sheila. En quoi leurs histoires sont-elles liées? Le "gentil Willy" sera-t-il prêt à regarder en arrière en prenant le risque de ne pas aimer ce qu’il y trouvera? Pour qui aime le suspense à rebondissement, les fins de chapitres haletantes, les énigmes emboîtées comme des poupées russes… jusqu’à la page ultime, Disparu à jamais est de circonstance comme l’a été le précédent roman d’Harlan Coben Ne le dis à personne, salué par l’ensemble des critiques et des lecteurs.
Harlan Coben, Disparu à jamais, Pocket, 2004, 466 pages

La Cité de Dieu
"Les nouveaux occupants apportèrent les ordures, les boîtes de conserve, les chiens bâtards, les lambeaux de rage de coups de feu, la pauvreté pour vouloir s’enrichir, les yeux pour ne jamais voir, ne jamais dire, jamais, les yeux et le cran pour faire face à la vie, déjouer la mort, rafraîchir la rage, ensanglanter des destins, faire la guerre et être tatoué. " La Cité de Dieu ne se situe pas au-delà de la voûte céleste mais au Brésil, quelque part dans l’inconscient de Rio de Janeiro ; loin du Christ rédempteur, des plages de Copacabana et du Carnaval.
A travers les destinées éphémères, intenses, violentes de Dam, de Zé Rikiki, du Canard, de P’tite Mangue, de Beau José et de bien d’autres adolescents, Paulo Lins raconte l’évolution, sur trois décennies, d’une favela gangrenée par les trafics de drogue et la guerre des gangs.
Lins se fait à la fois le photographe très précis d’un monde à part, mais aussi son poète et compose une tragédie urbaine d’une exceptionnelle puissance.
Paulo Lins, Henri Baillard, La Cité de Dieu, Gallimard 2005, 581 pages

New York Spleen
Des chansons écrites dans le New York de l’après Onze-Septembre, qui parlent de solitude, de rêves impossibles, de cafards… Ceux qui grouillent dans les tuyauteries sonores des buildings et les autres, ceux qui font se sentir mal aimés, ceux qui nous transforment en monstres, avides de meurtre et de vengeance. Pour que quelque chose se passe. Un pop de " cirque de puces ", poétique et bancale, à base d’instruments jouets ou de prototypes inconnus, qui montrent que littérature et musique ont tout à voir ensemble.
Frederic Rebena, Paul Auster, New York spleen, Editions Naïve, 2005,

Anges et démons
Une antique confrérie secrète : les Illuminati. Une nouvelle arme dévastatrice : l’antimatière. Une cible invraisemblable : le Vatican. Robert Langdon, le célèbre spécialiste de symbologie religieuse, est convoqué au CERN, en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge retrouvé sur le corps d’un éminent homme de science. Il s’agirait d’un crime commis par les Illuminati, une société secrète qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles et a juré d’anéantir l’Eglise catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu’une terrifiante bombe à retardement menace ! Après le succès international du Da Vinci code, cette nouvelle enquête de Robert Langdon nous entraîne à Rome, dans ses églises et ses catacombes, au cœur même du Vatican où les cardinaux sont réunis en conclave. Professeur d’anglais avant d’être un auteur mondialement reconnu, Dan Brown vit en Nouvelle-Angleterre où il achève son cinquième roman.
Dan Brown, Anges et démons, Jean-Claude Lattés, 2005, 200 pages

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