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 Remonter Aux origines du Coran
Ce livre fait partie de la collection d’Islam et d’ailleurs. Il est publié en co-édition avec la maison Cérés en Tunisie, les éditions Fennec, ainsi que celles d’Edif 2000. Comme le soulignent les éditeurs de cet ouvrage « cette collection  se veut d’abord une découverte des voies qui s’esquissent aujourd’hui pour mieux approcher, lire ou penser un Islam pluriel : religion, histoire et société ». C’est dans cette même collection que s’inscrit ce livre « Aux origines du Coran, questions d’hier et d’aujourd’hui ». L’auteur, Alfred-Louis de Prémare vise à mettre en lumière certaines données historiographiques à propos du Coran. Les éditeurs avertissent d’ailleurs que « cet ouvrage n’est pas une « initiation au Coran » : le lecteur n’y trouvera pas, sous la forme classique et habituelle d’une introduction ». C’est en fait à partir des sujets qui sont en débat que le lecteur est invité à mieux connaître le Coran, son contenu, son histoire et la place qu’il tient chez les Musulmans comme texte premier de référence. Ainsi, tout au long du livre, l’auteur s’attache à évoquer les différents débats sur le Coran, à savoir ceux d’autrefois et ceux d’aujourd’hui. Dans un autre chapitre Alfred Louis de Prémare parle d’une approche littéraire du Coran. Enfin, en dernier lieu et dans un quatrième chapitre, l’écrivain revient sur l’histoire du texte.

Alfred-Louis de Prémare,
« Aux origines du Coran », éditions Cérés,
éditions Le Fennec, Eddif 2000, collection
d’Islam et d’ailleurs, 124 pages, 2005

Pour Apprendre à apprendre
Cet ouvrage est une sorte de guide pratique pour les étudiants. Ici, Abderrahim Harouchi, pose la question de comment apprendre à apprendre. Selon lui, il ne s’agit pas d’apprendre en quantité mais en qualité. C’est ainsi que son ouvrage qui se articule autour de deux principaux chapitres : avant de commencer à apprendre et comment apprendre. Le docteur Abderrahim Harouchi, chirurgien pédiatre, s’est très tôt occupé de la formation et de la qualité de l’enseignement en tant que professeur à la faculté de médecine et chef du service de chirurgie infantile de 1976 à 1998. Doyen de la Faculté de médecine de Casablanca pendant six ans, il est également titulaire d’une maîtrise de Pédagogie des Sciences de la santé. A ce titre, il a animé de nombreux séminaires de pédagogie des Sciences de la santé. A ce titre, il a animé de nombreux séminaires de pédagogie tant au Maroc qu’a l’étranger. Il est également l’auteur d’ouvrages de pédagogie dont entre autres : « Réussir une formation » et «Pédagogie des compétences » en français et en arabe. Ministre de la Santé de 1992 à 1995, il est actuellement ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.

Abderrahim Harouchi, « Apprendre à apprendre »,
le fennec, sochepress, 122 pages, 2005

 La culture islamique en crise
L’ouvrage ci-dessus est une analyse judicieuse de plusieurs questions cruciales qui résument bien la gravité de cette crise islamique: l’identité, la modernité, le nationalisme, l’Islam politique, la réforme, les mouvements islamistes, le sacré, le profane, l’autorité politique, la liberté, la démocratie, les droits de l’Homme, la temporalité du Coran. Paru en 2004 dans les éditions Fayard, ce livre a été réédité en partenariat avec Cérés éditions, Editions le Fennec, ainsi que Edif 2000 dans la collection d’Islam et d’ailleurs. Dans la note de la quatrième de couverture, il est indiqué que « la crise de la culture islamique est une analyse d’un ensemble de questions cruciales ».  Des questions qui ne sont autre que des notions de l’identité, de la modernité, du nationalisme et de l’Islam politique. L’auteur tunisien examine sans complaisance les efforts déployés depuis un siècle et demi par les penseurs et les leaders du monde de l’Islam. Des efforts dans le but de s’adapter et faire s’adapter leurs sociétés à l’«incroyable nouveauté de la modernité ». En fait, l’historien et le penseur Hichem Djait, veut démontrer avec force dans cet ouvrage, que « les Arabes et les Musulmans ne pourront pénétrer dans la modernité que s’ils se donnent une haute ambition dans les domaines de la pensée, de la connaissance de la science, de l’art et de la littérature ».

Hichem Djaït, «La crise de la culture islamique »,
Cérés éditions, Edif 2000,
éditions Le Fennec, 333 pages, 2005

La saga de la petite fille de Linh
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

Philippe Claudel, « La petite fille de Monsieur Linh »
Stock, 2005, 159 pages

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