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«Du danger de monter sur la terrasse»
L’histoire des juifs marocains au Mellah est au centre de ce roman de Jacob Cohen. «Du danger de monter sur la terrasse» est tiré d’une histoire vraie. Le titre très accrocheur de cet ouvrage renseigne sur le dénouement tragique de cette histoire qui se déroule en pleine médina de Meknès. La petite Esther Ohana n’écoutera pas les recommandations de sa mère qui lui interdit de monter sur la terrasse. Elle lui dira : « Ne tarde pas trop, viens directement à la synagogue et surtout, surtout ne monte pas sur la terrasse. » Mais, Esther fera la sourde oreille et escaladera les marches qui la mèneront vers la terrasse. Et là le drame se produit.
Désespérée, sa famille quitte le Maroc. Esther va se convertir à l’Islam, elle se mariera à un musulman et fonde une famille exemplaire et finit par trouver la sérénité en se consacrant à l’éducation de son unique fille, Khadija qui, jeune médecin, découvrira Paris, une société libre d’autant qu’une rencontre incroyable va bouleverser le cours de son destin… Né à Meknès en 1944, Jacob Cohen, après des études de droit à Casablanca, obtient son diplôme de Science Po à Paris ainsi qu’un DES en droit public. Après deux séjours à Montréal et Berlin, il se retrouve à Casablanca maître assistant à la Faculté de droit de 1978 à 1987, puis regagne Paris où il réside actuellement.

Jacob Cohen, « Du danger de monter sur la terrasse », Tarik éditions, 155 pages, 2006, 40DH


«L’Andalousie arabe…»
L’écrivain espagnol Maria Rosa Minoukal relate l’histoire des musulmans juifs et chrétiens. En Andalousie arabe, musulmans, juifs et chrétiens ont réussi à créer une culture de paix. A cette époque, la culture andalouse  était celle du mélange et de l’interactivité. La société vivait dans l’opulence. L’auteur Maria Rosal Minoukal redessine l’histoire de l’Andalousie arabe entre les 15ème et le 18ème siècles. Pour réaliser son analyse, l’écrivain s’est basé sur les différents ornements et décorations en art. Elle s’est également fondée, sur les noms célèbres tels les poètes les philosophes et les gens de culture. Cet ouvrage est co-traduit en arabe par Abdelmajid Jehfa et Mustapha Jebbari.

Maria Rosa Minoukal, «L’Andalousie arabe, l’Islam de la civilisation et la culture de la paix », Editions Toubkal, 220 pages, 58 DH


«Le Bonheur se cache quelque part»
C’est un recueil de nouvelles passionnées que nous livre ce docteur en pathologie végétale. Le ton est annoncé dès les premières lignes de l’ouvrage. Il s’agit de récits confrontant différents types de relations humaines. Amants, amis, parents, enfants. Personne n’est épargné. L’auteur relate différentes situations relationnelles d’une plume où la sensibilité se laisse largement ressentir. Jean- Pierre Koffel l’a compare à Colette. Dans la quatrième de couverture, cet écrivain français déclare : « Siham Abdelaoui est une sensitive, comme Colette, qui expérimente et exprime la riche palette des sensations ».
Siham Abdelaoui possède un DEA en pathologie végétale et un DESS en Assurance qualité et contrôle analytique.

Siham Abdelaoui, «Le bonheur se cache quelque part», Le Fennec, 2005, 106 pages, 65DH


«La tyrannie ordinaire»
C’est une série de lettres de prison que nous présente ici l’auteur du célèbre roman : « A l’ombre de Lalla Chafia ». Une œuvre vive, basée sur les correspondances épistolaires et les souvenirs des prisons. L’auteur qui a opté visiblement pour un style direct plus proche de la réalité risque sûrement d’être taxé par les amoureux de la littérature d’avoir usé d’un style pauvre et peu imagé. Dans ce choix de lettres échangées, aussi bien avec des parents, des amis, que des défenseurs des droits de l’Homme, Driss Bouissef Rekab restitue une partie de l’univers carcéral, la vie au jour le jour, les conflits, les préoccupations et la joie de vivre. Toutes ces descriptions sans en apporter aucun commentaire personnel subjectif.
Driss Bouissef Rekab est professeur d’espagnol à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat. Il a passé plus de treize ans (de 1976 à 1989) à la prison centrale de Kenitra.

Driss Bouissef Rekab, « la tyrannie ordinaire – Lettres de prison », Tarik éditions, 153 pages, 2005, 45 DH

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