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Middlemarch
Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l’histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d’événements, d’épisodes intéressants, amusants, émouvants.
Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot : «L’issue fut triomphale pour elle, quel qu’ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu’elle a osé, tout ce qu’elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir,
toujours plus de liberté jusqu’au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s’effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons».
George Eliot, Virginia Woolf, Middlemarch, Gallimard, 2005, 1152 pages

La poursuite du Bonheur
Le nouveau roman de Douglas Kennedy, très attendu des nombreux lecteurs conquis par ses trois premiers livres, Cul-de-sac (Gallimard/Série noire), L’Homme qui voulait vivre sa vie et Les Désarrois de Ned Allen (Belfond). Il déploie ici son talent de conteur sur un terrain plus vaste, des années noires du mccarthysme américain à nos jours. Portraits de deux femmes, roman d’amour sur les choix et la destinée, sur la quête inlassable du bonheur et la trahison.
Dans l’Amérique de l’après-guerre minée par ses contradictions, des années noires du maccarthysme à nos jours, La poursuite du bonheur nous plonge au coeur d’une magnifique histoire d’amour.
Manhattan, Thanksgiving 1945. Artistes, écrivains, musiciens… tout Greenwich Village se presse à la fête organisée par Eric Smythe, dandy et dramaturge engagé.
Douglas Kennedy, La poursuite du bonheur,Pocket, 2005, 773 pages

Côté Maroc II
Cet ouvrage rassemble dix-neuf nouvelles d’écrivains de tout bord. Ce recueil est le second Tome du genre. Cette collection est dirigée par Jean Pierre Koffel, réalisée avec la collaboration de l’Association pour la promotion des écrivains au Maroc. La première nouvelle est celle de Siham Abdelaoui. Un récit parle d’une journée qui ressemble à tant d’autres. La monotonie du quotidien est le thème auquel s’intéresse cette jeune écrivain. D’autres auteurs sont à découvrir à travers ce recueil tel François Trotet, Josiane Lahou, Omar Chafik, Abdallah Dubois, Habib El Amrani, Mohamed Nédali pour ne citer que ceux-là.
Côté Maroc, Nouvelles II, Marsam, 140 pages, 2006, 55 DH

Electron libre
La première revue de poésie au Maroc fête son deuxième anniversaire. Après le succès du premier numéro, l’équipe d’électron libre poursuit l’aventure et propose cette fois-ci une édition thématique.
Dans l’édito le ton est déjà donné aux lecteurs. « Nous introduisons à partir de ce numéro, le principe des dossiers thématiques présentant des poésies du monde dans leur diversité, richesse et nouveauté ». Le dossier de ce numéro s’attarde sur la poésie néerlandaise d’aujourd’hui. Ce choix est justifié selon le comité de rédaction par la célébration en 2005 des 400 ans d’amitié entre le Maroc et les Pays-Bas. Aussi, la communauté marocaine serait l’une des plus importantes dans ce pays.
  Le lecteur a entre les mains un éventail de voix nouvelles venues de divers horizons, d’autres imaginaires proches/lointains.
Cette exploration de la poésie universelle n’empêche pas le comité de rédaction dirigé par Jalal Hakmaoui de revisiter la poésie marocaine, arabe et africaine contemporaine.
Electron Libre, n°2, Marsam, 2005, 63 pages, 40 DH

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