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Le Jazz et les gangsters
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n’étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l’establishment blanc d’apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l’emploi nécessaire à la constitution d’orchestres stables et à la maturation d’un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l’âge d’or du jazz.  À l’appui de cette thèse étonnante, Ronald Morris propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Il lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l’histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance: « Il n’y eut peut-être jamais, dans toute l’histoire de l’art, d’association plus heureuse». Ronald L. Morris a enseigné l’histoire sociale dans des universités anglaises et américaines, écrit sur le roman noir américain et pratiqué le jazz. – Préface et traduction de Jacques B. Hess, chargé de cours honoraire d’histoire du jazz à l’UER de Musique et Musicologie de Paris IV-Sorbonne.

Ronald L. Morris, « Le Jazz et les gangsters », le passage, Essai, 273 pages, 2002


Le chemin des âmes
1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne Cree, attend sur un quai de gare le retour d’un soldat qui a survécu à la guerre. Pourtant, l’homme qui descend du train n’est pas Elijah, mais son neveu Xavier qu’elle croyait disparu, ou plutôt son ombre malade et méconnaissable. Trois jours durant, à bord du canoë qui les ramène chez eux, Xavier, entre la vie et la mort, replonge dans les eaux sombres de son passé. En 1914, Xavier et Elijah, son meilleur ami, s’étaient engagés dans l’armée canadienne, certains l’un et l’autre de vivre l’aventure de leur vie. Mais sur les champs de bataille français, l’enfer les attendait… A travers le destin brisé de ces deux personnages, Joseph Boyden évoque, dans ce remarquable premier roman, l’horreur de la guerre avec une force rare. Déchirant, passionnant, Le chemin des âmes est aussi une réflexion sur notre propre humanité et ce qui la menace. Canadien aux racines indiennes, écossaises et irlandaises, Joseph Boyden a créé l’événement dans les pays anglo-saxons avec son premier roman, Le chemin des âmes. Salué par une presse unanime, il est en cours de traduction dans une quinzaine de pays. Joseph Boyden est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Born with a tooth, à paraître prochainement aux éditions Albin Michel.

Joseph Boyden, « Le chemin des âmes », Albin Michel, 2006, 391 pages


Comme le fleuve qui coule
Comme le fleuve qui coule est un recueil de 101 textes courts : petites nouvelles, paroles ou contes philosophiques, publiés par Paulo Coelho dans divers journaux entre 1998 et 2005.Au fil des textes, Paulo Coelho nous livre de petits morceaux de quotidien et d’imaginaire dans lesquels on retrouve la plume et le souffle qui ont fait le succès de ses romans.Comme le fleuve qui coule est aussi et avant tout un voyage extraordinaire dans les pensées de l’auteur le plus lu au monde.
Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro. Adolescent rebelle dans une famille conservatrice et étudiant contestataire plusieurs fois emprisonné, il devint parolier d’une des plus grandes stars du rock des années 70 au Brésil. L’Alchimiste, paru en 1988, s’impose comme un best-seller mondial. Ses livres, traduits dans 59 langues, se sont vendus à 60 millions d’exemplaires dans 150 pays. Après l’immense succès du Zahir, Comme le fleuve qui coule est son dixième ouvrage publié en France. Paulo Coelho a été reçu à l’Académie brésilienne des lettres en 2002.

Paulo Coelho, « Comme le fleuve qui coule », Flammarion, 2006


Sans laisser de traces
Lorsque Genna Snow apprend que le FBI l’envoie en mission à Wick’s Grove, village de Pennsylvanie, c’est avec beaucoup d’appréhension qu’elle accepte de revenir sur ces lieux qui lui rappellent un passé douloureux. Abandon, trahison… la petite fille qu’elle était a beaucoup souffert. En plus, elle doit travailler sous les ordres de John Mancini, son ex-fiancé, à qui elle n’a jamais pardonné de l’avoir quittée sans un mot d’explication. Aujourd’hui, John, espère bien la reconquérir. Mais Genna, échaudée, préfère se consacrer à l’enquête : une série d’enlèvements de jeunes femmes qui, à première vue, n’ont aucun lien entre eux. Pourtant, ils obéissent tous à une logique bien précise et, quand Genna l’aura compris, elle ne tardera pas à réaliser qu’elle aussi figure sur la liste des victimes. Mariah Stewart est l’auteur à succès d’une dizaine de romans qui mêlent suspense et romantisme. Née dans le New-Jersey, elle vit dans la banlieue de Philadelphie avec son mari et ses deux filles. Sans laisser de traces annonce la série Pacte Mortel, publié aux Editions J’ai lu.

Maria Stewart, « Sans laisser de traces », J’ai Lu, 2006

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