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Animaux mais pas trop

Neuf petites histoires d’animaux, 9 fables contemporaines qui mettent en scène l’éléphant, le chameau, l’ours, la tortue… et plein d’animaux d’ici ou d’ailleurs, très familiers de l’imaginaire des enfants. Qui est mieux placé qu’un animal pour singer les petits travers humains ? Des éléphants qui forment une pyramide vivante, une tortue qui fait du vélo, une renarde photographe… « Animaux mais pas trop » met en scène un amusant bestiaire, dont les protagonistes agissent étrangement. Dans une atmosphère loufoque et un brin caricaturale, les créateurs jouent des mots et des pinceaux pour donner l’estocade à une société où ruses, effronteries et autres bassesses régissent les relations. Les rimes sont approximatives, les formules faciles, les morales un peu hâtives et le ton didactique. Mais l’ensemble fonctionne. On reconnaît les coquins au premier regard à leur air narquois, leurs sourires trop éclatants pour être honnêtes. Ici, la typographie elle-même est très « animale », comme si une souris avait laissé traîner sa queue sur le papier ou qu’une mouche y avait allègrement tricoté des pattes. Et une certaine harmonie émane des nuances de brun et de vert, teintées de roses et d’orangés et rehaussées ça et là de touches de couleurs vives. Les gentils sont récompensés ; les méchants sont punis. La réalité est parfois réinventée, mais une chose reste sûre : humains et animaux se ressemblent plus qu’il n’y paraît.

Animaux mais pas trop
Gianni Rodari et Anna Laura Cantone
Éditions : Milan,2008


Une enquête de l’inspecteur Bosch

En 1993, la jeune Marie Gesto disparaît à la sortie d’un supermarché d’Hollywood. L’affaire est confiée à l’inspecteur Bosch, qui ne peut la résoudre, la victime n’ayant jamais été retrouvée. Treize ans plus tard, soit en 2006, Bosch reçoit un appel lui signalant qu’un suspect accusé de deux meurtres de femmes particulièrement ignobles, dont celui de Marie Gesto, est prêt à passer aux aveux moyennant un recours à la procédure du « plaider coupable » qui lui éviterait la condamnation à mort. La tâche de Bosch consiste donc à recueillir ces aveux et à vérifier si l’assassin n’est pas en train de blouser l’appareil judiciaire afin d’éviter la piqûre. Il suffit d’imaginer une ambiance cinématographique un peu glauque, sorte de film en noir et blanc, avec le fameux inspecteur « colombesque », l’inspecteur solitaire qui ne lâche jamais rien, ne s’incline pas devant les puissants, le policier qui a des principes et une ligne de conduite, une vraie. Même si Bosch – héros récurrent autant qu’attachant – n’est pas aussi caricatural, le lecteur aura néanmoins une bonne idée de l’ambiance du dernier roman de Connelly.

Écho Park : Une enquête
de l’inspecteur Bosch  Michael Connelly
Éditions Points,2008


Les oliviers de Renoir

Cet ouvrage est dû à la rencontre fortuite d’un photographe et d’un poète qui partagent la même passion pour cet arbre mythique :l’Olivier. Jaques Renoir passa son enfance dans la demeure familiale « Les Collettes » ,propriété acquise par son arrière grand –père, Auguste Renoir ,en 1907. Le peintre devait ainsi sauver les oliviers millénaires du parc menacé de destruction par un spéculateur immobilier. Jacques Renoir poursuit aujourd’hui sa carrière de cinéaste et photographes. René Latapie, professeur de français , grec et latin à Cagnes sur Mer à présent retraité , n’eut de cesse, tout au long de ses années d’enseignement ,d’écrire pour son unique plaisir des poèmes encore inédits. Le poème photographique Les Oliviers de Renoir est une puissante évocation de la beauté de cet arbre et un magnifique hommage rendu au peintre impressionniste.

Editions l’Ormaie-Les oliviers de Renoir –
 René Latapie et Jacques Renoir – Décembre 2006

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