Lire : Voyage rêvé au Sud du Maroc

La beauté du sud du Maroc dans tous ses états

 «Région Souss Massa Draâ ». Tel est le titre du beau-livre que Marc Dugain vient de sortir chez l’éditeur Gallimard. Dans ce livre, l’auteur offre au lecteur une très belle fresque du Sud du Maroc. Une invitation au voyage, à travers textes et images, au cœur de la plus belle région de l’Afrique du Nord. Dans cette région, on trouve côte-à-côte les cimes enneigées et le désert, le sable et la verdure… C’est de ces contrastes que le Haut et Anti- Atlas tirent leur magie. Au-delà de la beauté, M. Dugain nous livre un aperçu édifiant sur l’histoire de la population de cette région. « C’est dans l’Atlas, dit-il, que l’on a retrouvé les premiers vestiges humains, vieux de cinquante-cinq millions d’années. Les premières traces de l’Homme, poursuit-il, sont apparues au Maroc il y a 950.000 ans. Les premiers homo sapiens y laissent leur empreinte 900.000 ans plus tard, pour y former la culture ibéro-maurisienne. Les ancêtres des actuels Imazighen, aux racines probablement communes avec les Arabes, sont venus d’un Est lointain essaimer le Maghreb voilà près de 9.000 ans ».
Un livre qui joint l’utile (histoire) à l’agréabe (beauté naturelle de Souss Massa Draâ). A lire absolument…

«Région Souss Massa Drâa», éditions Gallimard 136 pages


Le dernier juré

 1970. Le jeune Willie Traynor rachète le journal local de Clanton, petite ville du Mississippi… Est-ce une si bonne affaire ? Le Ford County Times est aussi vieillot et endormi que le bourg qui l’abrite. Mais tout change le jour où une jolie veuve de Clanton est sauvagement assassinée par Danny Padgitt, rejeton d’une famille mafieuse de la région. Le Ford County Times lance de dramatiques appels à la justice, et les ventes explosent. Face à la campagne de presse menée par le courageux – et désormais très riche – jeune journaliste, la puissante famille Padgitt ne peut étouffer l’affaire : le procès a lieu, Danny Padgitt est condamné… Mais avant de quitter la salle d’audience, il jure publiquement de tuer un à un tous les jurés qui l’ont envoyé en prison à perpétuité. Après neuf ans, contre toute attente, le meurtrier est libéré sur parole. Né dans l’Arkansas en 1955, marié et père de deux enfants, John Grisham a commencé sa carrière comme avocat. Avec La Firme, parue en 1991, il a rencontré son premier grand succès. Depuis, L’Affaire Pélican, Le Couloir de la mort, Le Maître du jeu. L’Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L’Engrenage. La Dernière Récolte, L’Héritage, La Transaction (tous publiés chez Robert Laffont) ont déclenché le même enthousiasme et l’ont placé parmi les auteurs les plus lus au monde.

John Grisham, Patrick Berthon, Le dernier juré, Robert Laffont, 2005, 397 pages



La colombe du texte

 Cet ouvrage poétique de Abdallah Zrika parle de solitude. Un sentiment qui ronge l’être humain. L’Homme essaie de trouver tous les moyens possibles et inimaginables pour se désemparer de cette solitude qui tue. Alors, il occupe son esprit et le fait voyager à travers la nature vivante. « Aujourd’hui, lorsque j’ai vu les arbres, toute cette solitude avait disparu. Je n’ai même plus pensé à cette mouche », déclare l’auteur dans l’un des premiers passages de «La colombe du texte». La mouche symbolise ici les soucis de la vie. C’est de toute cette situation dont parle  le roman de Abdellah Zrika. Un roman qu’il a écrit suite à son séjour en résidence au centre international de poésie de Marseille en 2002. L’auteur est né en 1953 aux Carrières Centrales à Casablanca. Il passe son enfance dans les bidonvilles de Ben Msik. À douze ans, il écrit ses premiers poèmes. Il publie en 1977, à compte d’auteur, "Danse de la tête et de la rose" dont le succès est prodigieux. Pour la jeunesse marocaine, Abdallah Zrika représente un idéal, la liberté de vivre et de dire… Partout où il fait des lectures, la salle est comble.
Des journaux publient ses poèmes. À l’Ecole Mohammadia des ingénieurs, trois mille étudiants se pressent pour l’écouter. Ces premiers poèmes, largement diffusés dans le monde étudiant lui valent d’être arrêté en 1978 pour atteinte à l’ordre public. Il passera deux ans en prison avant d’être jugé. Les œuvres incriminées sont mises au pilon. Depuis son arrestation, il n’a pas cessé d’écrire. Relâché en 1980, il publie "Rires de l’arbre de palabre" et "Fleurs de pierre". Depuis, il ne cesse de publier et compte parmi les poètes marocains les plus importants.

Abdallah Zrika, la Colombe du texte,  traduit de l’arabe par l’auteur, Collection  «Le refuge », éditions tres familiers, 2003



Du Monde

 Cet ouvrage d’Heberto Helder est traduit du portugais par Christian Mérer et Nicole Siganos. C’est un recueil de nouvelles qui se présente comme le miroir éclaté de l’œuvre de Herberto Helder. Une œuvre qui est marquée par le surréalisme des années 60. «Du monde» procède par un mouvement incessant de passage du dedans au dehors.
L’auteur interroge le temps. Il procède par un mouvement de passage du corps à l’espace du monde. Un monde dont les substances sont prises dans un jeu d’échanges et de métaphores. Dans un rythme accéléré, ce recueil d’Heberto Helder rappelle un paysage ou plutôt un paysage en gestation comme un volcan ou une île.
Né en 1930, Herberto Helder est l’un des poètes portugais les plus originaux et son influence ne cesse de croître. Son écriture célèbre d’étranges connexions entre le réel et l’irréel et cultive cette forme fertile de folie où coïncident hallucination et lucidité.

Herberto Helder, Du Monde,
la différence, 1997, 129 pages


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