«Avant la haine» de l’écrivain franco-marocain Thierry Cohen: Halte à l’antisémitisme !

«Avant la haine» de l’écrivain franco-marocain Thierry Cohen: Halte à l’antisémitisme !

Le règne de l’incompréhension entre les différentes communautés engendre la haine. Cette vérité indéniable est véhiculée par l’écrivain français de confession juive né à Casablanca, Thierry Cohen, dans son dernier roman qu’il a édité chez Flammarion et intitulé «Avant la haine».

Un titre insinuant un appel à la compréhension et l’indulgence avant de juger autrui quelle que soit son appartenance religieuse. Chose que l’auteur a reflétée dans son livre en confrontant deux enfants, un juif, Raphaël, et un musulman marocain, Mounir, qui deviennent amis.

En grandissant, ils apprennent, se découvrent et s’intègrent. Au fil du temps, ils nourrissent des rêves, des espoirs, des luttes communes, voire des amours. Par la suite, les fissures apparaissent, les désaccords naissent, pour des futilités parfois, les ressentiments s’expriment et la violence s’insinue. Des comportements et sentiments hargneux que Thierry Cohen exprime clairement dans un passage.  

«- Salut Mounir.

– Bonjour Raphaël.
Nous nous adressons un sourire timide mais ne nous serrons pas la main. Il s’est épaissi, a perdu quelques cheveux mais possède un regard toujours vif.
La femme derrière lui l’interpelle.

-Tu salues ces gens-là ?

-C’est Mounir. Je t’en ai parlé, reprend-il, embarrassé».
Cet extrait du roman illustre l’antisémitisme éprouvé par d’aucuns à l’égard des juifs qui ne manquent pas d’exprimer leur inquiétude à chaque fois que cet antisémitisme est doublé de meurtre. «Ilan Halimi fut sauvagement assassiné. Ce meurtre marqua un tournant dans ma vie comme dans celles de nombreux coreligionnaires. (…) Cet acte immonde fut suivi d’autres exactions tout aussi abjectes, qui constituèrent d’autres signaux de l’apparition d’une haine nouvelle et implacable», confie Thierry Cohen qui dit avoir surmonté cette indignation.

«Mes souvenirs me racontaient une tout autre histoire : celle de l’amitié qui, durant mon enfance, liait de nombreux juifs et musulmans. Nous venions des mêmes pays, partagions des traditions, des mots, des doutes et l’ambition commune de devenir français », enchaîne l’auteur en remontant le temps.

Or, ces aspirations se sont évaporées aux yeux de l’écrivain. « Force est de constater que juifs et musulmans de France ne se connaissent plus», précise l’écrivain qui s’est également inspiré des témoignages de Français musulmans. 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *