Le Salon maghrébin du livre à Oujda aspire à la continuité

Le Salon maghrébin du livre à Oujda  aspire à la continuité

L’événement a livré son bilan le jour de sa clôture

Un Salon du livre qui présente son bilan le jour de sa clôture, c’est du jamais vu ! Cependant, Lettres du Maghreb, dont la 2ème édition s’est tenue du 18 au 21 octobre à Oujda à l’initiative de l’Agence de l’Oriental et l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc (UPEM), l’a fait dimanche dernier.

Introduction des nouvelles technologies

Le DG de cette agence, Mohamed Mbarki, qui a mis en avant, lors d’une conférence de presse, l’inexistence de cette démarche de livrer un bilan à la fin d’un salon, s’est également exprimé autour de l’introduction des nouvelles technologies à la gestion du salon. «Il s’agit de l’information des participants aux rencontres de l’événement par SMS en cas de changement du rendez-vous», précise M. Mbarki, également président de ce Salon maghrébin du livre. Selon ses dires, ces nouvelles technologies se sont indexées à ce qui était prévu en gestion de cet événement. «Cette année, nous avions la possibilité de faire tous les badges en ligne», ajoute-t-il. Un tel procédé a des retombées positives pour d’autres démarches. «Ainsi, nous pouvons répercuter des informations pour la police des frontières par exemple. L’année prochaine, nous aurons la capacité de tout faire en ligne», détaille le directeur. Le président, qui rappelle les difficultés d’obtention de visas pour les participants du Moyen-Orient, ne manque pas de mettre en avant «l’amélioration» de la logistique «d’année en année». De quoi faire du salon un événement «professionnel».

350 invités au Salon

Selon les chiffres présentés par M. Mbarki, ce sont 350 invités, 58 exposants et 50 participants étrangers qui ont pris part à cette manifestation livresque dont la Côte d’Ivoire était l’invité d’honneur. Aussi, 120 conférenciers ont animé 34 tables rondes. «20 institutions ont répondu à notre appel», poursuit-il en rappelant que certaines sont budgétivores. Le président, qui s’exprime sur l’appréciation des invités maghrébins, précise que «cette participation n’est pas complaisante ou politique». L’objectif étant plutôt, selon ses dires, de contribuer au développement du secteur du livre. De plus, le salon «coûteux en gestion» comme il le précise, s’est étalé à l’université et aux lycées de la ville. Déjà, des enfants ont été aperçus lors de l’événement. Cette participation des juniors est mise en avant par Abdelkader Retnani, président de l’UPEM, dans un entretien accordé à ALM lors de cette 2ème édition.          

De 17 éditeurs à 25

«Cette année, nous sommes passés de 17 éditeurs participants à 25», précise M. Retnani lors de la rencontre avec les médias. Selon les dires du président de l’UPEM, seuls les éditeurs «en règle» ont pris part à cet événement. «Ce salon a posé des normes», précise M. Retnani, également commissaire du salon. «C’est un bon signe», enchaîne-t-il en précisant que le salon s’est déroulé «dans de bonnes conditions». Le président de l’Union, qui rappelle la présence d’adultes à l’événement, se félicite également du «public ouvert» qui y a pris part.

Les commissaires Les se félicitent… malgré les difficultés

A son tour, Jalal Hakmaoui, commissaire du salon, se félicite également de l’événement. Il a mis en avant la programmation arabe lors du salon. «Nous ne connaissons pas de nouvelles voix du Maghreb. C’est pour cela que nous en avons invité», avance M. Hakmaoui qui met aussi l’accent sur le caractère également international du salon. «C’est pour la première fois qu’un poète cubain, Victor Rodrigez Nunez, participe à cet événement», exalte-t-il. Aussi, il n’est pas, selon ses dires, évident de ramener Houda Barakat entre autres à une manifestation. «Cette édition a tous les éléments de réussite», enchaîne M. Hakmaoui. De son côté, Driss Khrouz, également commissaire du salon, a abondé dans le sens tout en mettant en avant certaines difficultés. «Il était difficile de réussir en termes de composition des rencontres», précise t-il. Il indique dans ce sens que les invités ont un cumul d’expériences de 20 à 30 ans afin que le public en tire profit. «Nous devons investir nos efforts en ce qui concerne la société, l’égalité et l’ouverture sur le monde», poursuit-il. Par l’occasion, M. Khrouz s’est exprimé sur la manière dont la continuité de ce salon sera assurée. «Cette accumulation est forte. Comment la préserver sans en trahir l’esprit?», s’interroge-t-il. La pérennité et le succès font l’objet de réflexions dans le rang de l’ensemble des intervenants. Le commissaire ne manque pas d’exprimer un feeling à l’égard de l’événement. «Ce salon m’a satisfait», loue-t-il.        

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