Mehdi Fath : «Ecrire pour moi au début était une thérapie, mais avec le temps c’est devenu une passion»

Mehdi Fath : «Ecrire pour moi au début était une thérapie, mais avec le temps c’est devenu une passion»

Entretien avec Mehdi Fath, écrivain

Le jeune auteur Mehdi Fath est en pleine promotion de son nouveau roman intitulé «Elle m’a dit», qu’il publiera bientôt. Il en donne une idée, en exclusivité à ALM, avant sa sortie. Une démarche dont il préfère taire la raison.

ALM : Vous lancerez bientôt votre nouveau roman «Elle m’a dit» qui semble raconter une histoire d’amour. Pourriez-vous nous en donner un avant-goût?

Mehdi Fath : Mon deuxième roman n’est pas une histoire d’amour à 100%. Il parle d’une personne qui va renouer avec l’artiste caché en lui. La personne qui va l’aider c’est la femme de ses rêves qui va l’accompagner à la découverte de son jardin secret et de sa vraie personne. Je ne peux pas vous dire s’ils vont vivre heureux avec beaucoup d’enfants. Ce que je peux plutôt révéler c’est que les deux personnages sont inspirés de mon entourage. Pour en savoir davantage, il faudra attendre l’été 2018.

C’est donc une intrigue qui diffère de votre première œuvre autobiographique «J’ai trahi mon destin». Pourquoi un tel changement?

Je suis et je resterai un anticonformiste. On a tendance à terminer sa carrière d’écrivain avec une autobiographie. Je ne me considère pas comme un écrivain mais comme une personne qui a un message à faire passer, je l’ai toujours dit et déclaré. Mon existence a pour objectif de laisser ma propre trace et pour moi l’écriture est le meilleur moyen de le faire, je ne vis pas de mes écrits ! Ecrire pour moi au début était une thérapie, mais avec le temps c’est devenu une passion. Quand j’écrivais «J’ai trahi mon destin» j’étais dans la phase du début de la vie dont j’ai toujours rêvé et aujourd’hui je suis amoureux, même très amoureux, et je ne suis plus un cœur à prendre. Je ne dirais pas que c’est un changement dont on pourra faire tout un débat. Peut-être que pour le troisième roman je vais parler d’extraterrestres. Qui sait d’ici 5 ou 6 ans on découvrira de vrais signes de vie hors la planète Terre !

Pourquoi le choix d’un personnage qui a l’impression d’avoir raté sa vie?

Ce personnage est également inspiré de ce que je vois quotidiennement. J’adore prendre mon café matinal au café du coin à 7 DH. C’est là que j’analyse les gens. On connaît tous quelqu’un dans notre entourage qui sait qui a raté sa vie. Mais sa façon de voir les choses laisse prétendre qu’il a tout pour lui et qu’il se contente de vivre pour les autres. Quand il va rencontrer la femme de ses rêves, c’est là où vous allez découvrir un côté caché de ma personnalité, le Mehdi sentimental.

Vous aviez décidé de publier un roman intitulé «Tu avais raison» et un autre que vous n’avez pas édité. Seriez-vous versatile?

Je suis plutôt réaliste ! Je ne pouvais pas publier un roman dont l’objectif était d’aider les personnes à faire leur deuil  alors que moi-même je n’arrive pas encore à accepter  la mort de mon père. Je pleure sa perte chaque soir. A chaque fois que je dois faire un choix, je compose son numéro et je tombe sur la boîte vocale. Pour moi, quand j’écris je le fais pour moi-même et non pour les autres. Il faut que le roman me parle d’abord et que je sois honnête avec mes lecteurs et lectrices. La même chose m’est arrivée lors de la publication du roman «Au café du quartier». Arrivé au moment de la lecture finale, j’ai découvert que je n’ai pas pu atteindre la morale souhaitée. C’était un roman vide de sens et de logique, mais une partie du roman était le début de «Elle m’a dit».

Qu’est-ce qui aurait changé chez l’auteur en vous entre le premier et le deuxième roman ?

Après la publication et le succès qu’avait connu mon premier roman, j’ai préféré prendre du recul et me focaliser sur ma personne, parce que je me suis rendu compte que je commençais à vivre une vie qui n’était pas digne du seul héritage de mon père qui est mon nom de famille. J’ai perdu beaucoup plus que je n’avais gagné. Je me suis remis en cause et j’ai commencé à prendre les choses beaucoup plus au sérieux qu’avant. Je suis amoureux et ça change beaucoup de choses, moi qui ne croyais plus en l’amour, elle a su comment me combler.

Le seul point qui change c’est qu’à l’époque de « J’ai trahi mon destin», j’éprouvais de la haine envers le monde entier. Aujourd’hui je suis en paix avec moi-même et cela change des tas de choses. Je vous laisse découvrir le tout en lisant mon second roman «Elle m’a dit»…

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