Salon international de l’édition et du livre : Voilà pourquoi les ministères et les établissements publics y participent

Salon international de l’édition et du livre : Voilà pourquoi les ministères et les établissements  publics y participent

Le stand de la SNRT se décline en espaces de travail pour les journalistes, capitalisés pour une communication  d’ouverture et de proximité du public.

Le tour du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), dont la 24ème édition se poursuit jusqu’au 18 février à Casablanca, laisse voir des stands de ministères, voire d’autres établissements publics, érigés aux côtés de ceux des maisons d’édition. Une participation qui incite à s’interroger sur la raison de celle-ci. Les réponses présentées, dans les stands visités, par les représentants de ces institutions, ont tantôt divergé, tantôt abondé dans le même sens.

Interagir directement avec les citoyens

Comme le précise Mohamed Reda Mouktadire, cadre en communication et relations publiques au ministère chargé des relations avec le Parlement et la société civile, la participation de ce département vise l’interaction. Il est question, selon ses dires, «d’interagir avec les différents acteurs civils, les associations, les étudiants et chercheurs». C’est pourquoi ce département a concocté, dans le cadre du salon, un programme composé de rencontres de communication. Ce qui y attire l’attention, c’est l’atelier de sensibilisation des enfants autour de la démocratie participative. De surcroît, cette participation vise, entre autres, à mieux connaître les intérêts des citoyens et des associations, voire à faire la promotion des publications du ministère. De plus, le stand de ce ministère se glisse dans une nouvelle peau lors de la 24ème édition du salon. L’objectif étant, d’après M. Mouktadire, d’illustrer «l’ouverture davantage sur la société civile notamment». Cette ouverture se veut également de hisser les capacités des associations de cette société. «D’ailleurs, les premiers jours du salon se sont distingués par l’affluence d’associations et de chercheurs sur le stand», enchaîne-t-il. Au-delà de cette interaction, la participation d’un autre département a une raison différente.

Invitation adressée par le ministère initiateur

Selon un responsable au ministère de la famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social, ayant requis l’anonymat, «c’est le ministère de la culture et de la communication, organisateur du salon, qui adresse des invitations aux ministères qui veulent y participer». Interrogé à propos de l’éventualité de la participation de ce département dans d’autres salons de nature différente, le responsable, rencontré dans le stand, estime qu’il suffit que celle-ci soit justifiée par l’apport de ce ministère pour le salon organisé. «Pourquoi pas !», poursuit-il. Quant aux publications du ministère présentées dans ce stand, elles sont destinées à la seule exposition. Un CD est, quand même, remis aux visiteurs. Par l’occasion, le responsable rappelle que ce ministère offre, pour la troisième année consécutive, un prix au meilleur stand accessible. Aussi, la participation de ce ministère se distingue par l’organisation d’une conférence autour des personnes âgées. L’annonce faite à ALM a coïncidé avec la visite d’une militante associative, dans ce domaine, qui s’est vu encourager par le responsable pour son intérêt à cette couche sociale.

Contribuer au succès du salon

Outre les ministères, la présence des stands  d’autres établissements publics attire l’attention. C’est le cas de la Société nationale de radiodiffusion et télévision (SNRT) dont le directeur de la communication, Karim Sbai, précise que le rôle principal de la participation de cette société est l’accompagnement médiatique. «Nous ne sommes pas des exposants. En tant que pôle public, nous transmettons plutôt le contenu du salon au public à partir de cette manifestation», avance-t-il. En fait, le stand de la SNRT se décline, selon ses dires, en espaces de travail, pour les journalistes, capitalisés pour une communication  d’ouverture et de proximité du public. «Nous faisons partie du succès du salon », se félicite M. Sbai. Le directeur de la communication à la SNRT ne manque pas de rappeler que celle-ci dispose d’une chaîne culturelle, soit Arrabiâa. C’est encore une raison pour la SNRT qui relève de la tutelle du   ministère de la culture et de la communication de participer à cette manifestation livresque.

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