Selon un rapport de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud: Augmentation de 16% de la production éditoriale en 2016-2017

Selon un rapport de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud: Augmentation de 16% de la production éditoriale en 2016-2017

L’édition marocaine a augmenté de 16% au titre des années 2016-2017 par rapport à 2015-2016.

Ce taux, parmi tant d’autres, ressort du rapport annuel autour de l’état de l’édition et du livre en littérature, sciences humaines et sociales publié tout récemment par la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. Une publication qui coïncide avec le SIEL. A propos du choix de ce timing, la fondation indique : «En publiant annuellement ce rapport, à l’occasion du Salon international de l’édition et du livre de Casablanca, la Fondation souhaite contribuer à faire connaître la production culturelle, littéraire et scientifique marocaine et à mieux cerner la réalité et la dynamique de l’édition marocaine». Cela étant, ledit pourcentage représente 3.833 documents dont la recension intègre aussi bien les imprimés (livres et revues) que les publications numériques. 

L’arabe se taille la part du lion avec 76,91%

La croissance annoncée est portée, en grande partie, par l’édition arabophone qui, avec 2.948 documents (imprimés et numériques/livres et revues), a atteint 76,91% de l’ensemble des titres recensés. Pour rappel, l’essentiel de la production éditoriale marocaine dans les domaines couverts par ce rapport est, selon la même source, réalisé et diffusé en format papier, soit 88,44%. «Quant au volume de l’édition numérique, il a certes doublé par rapport à l’année précédente (443

titres contre seulement 222 titres en 2015-2016)», ajoute la fondation. Cependant, cette quantité demeure encore faible et cantonnée, en grande partie, aux publications officielles produites par des établissements publics. A eux seuls, les livres en langue arabe frôlent 82% des titres édités.

Recul des publications francophones 

Pour leur part, les publications marocaines en langue française accusent un net recul. Avec 427 titres (livres) édités au cours de l’année objet de ce Rapport, les publications francophones ne couvrent plus que 14,54% du volume de l’activité des éditeurs marocains. Par l’occasion, la part des publications marocaines dans la seconde langue officielle du pays, l’amazigh, ne dépasse pas les 66 titres, soit 2,25% du volume des livres imprimés. Quant à l’édition dans les langues étrangères, elle n’occupe qu’une infime part du volume de la production éditoriale du pays, avec 0,75% pour l’anglais et 0,58% pour l’espagnol.

61 titres amazighs sont littéraires

Sur les 66 titres en langue amazighe publiés en 2016-2017, 61 titres (soit 95,5%) sont des textes littéraires. Il s’agit, en détail, de recueils de poèmes (28 titres), nouvelles (19 tires dont 1 traduction du français et une autre de l’arabe), romans (5 titres), pièces de théâtre (7 titres dont 1 traduction du français et une autre de l’espagnol) et de formes mixtes (2 titres). «L’examen des différentes composantes de l’échantillon montre que l’usage de l’alphabet officiel, tifinagh, est loin d’être généralisé», enchaîne le rapport. Dans ce sens, 17 ouvrages sont imprimés en caractère latin, 2 en arabe, 38 en caractères mixtes latin-tifinagh et 4 en arabe-tifinagh. Il est à signaler que la part la plus importante de l’échantillon a été publiée à Agadir et Rabat au moment où d’autres ouvrages (10 titres) ont été publiés à compte d’auteur. Dans l’ensemble, la production éditoriale marocaine amazighophone ne dépasse pas 2,25% de l’ensemble des livres (imprimés) recensée au cours de l’année 2016/2017 qui est estimé à 2937 titres.

Prédominance de la création littéraire et intellectuelle

Sur l’ensemble des disciplines étudiées, 5 champs totalisent  plus de 70% de la production éditoriale marocaine. Il s’agit des domaines de la création littéraire (roman, nouvelle, poésie, littérature dramatique, etc.) avec 24,17% de l’ensemble (710 titres). Les études juridiques (droit) arrivent en seconde position avec 429 titres (14,61%), suivies des traités à caractère historique avec 366 titres (12,46%). Pour leur part, les études littéraires comptent 283 titres (9,64%) et les études islamiques se chiffrent à 271 titres (9,23%). «Des pans entiers des sciences humaines et sociales n’apparaissent que rarement dans les catalogues des éditeurs marocains», ajoute la fondation. Hormis le droit, les autres disciplines enseignées dans les facultés de droit telles que l’économie, la gestion, le marketing ou les sciences politiques sont sous-représentées dans l’activité éditoriale marocaine. A leur tour, la philosophie, la sociologie, l’anthropologie, la psychanalyse, la psychologie, la géographie, l’archéologie, la linguistique ou les travaux sur l’art n’occupent qu’une place mineure dans la production intellectuelle marocaine. Quand bien même, ces publication minimes sont tempérées par d’autres. «La multiplication des monographies locales est, sans nul doute, le phénomène nouveau et incontestable de l’année éditoriale. On recense quelque 211 titres consacrés à des objets d’étude locaux: villes, confréries religieuses, tribus ou régions», enchaîne la fondation.

Légère augmentation

des traductions

Selon le rapport, le volume des traductions a connu une légère augmentation passant ainsi de 160 titres à 181 titres au cours de l’année 2016-2017. Cette opération est essentiellement orientée vers l’arabe comme langue cible (133 titres). Dans ce sens, l’activité de la traduction marocaine s’appuie sur plusieurs langues sources, à leur tête le français avec 84 titres (63%), suivi de l’espagnol (19 titres, soit 14%) et l’anglais (11 titres, soit 8%). Quant à la traduction de l’arabe vers les langues étrangères, elle porte sur 33 titres. Il s’agit de 4 titres traduits des langues européennes vers l’amazigh et 2 titres de l’arabe vers l’amazigh.

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