L’OPM ouvre sa nouvelle saison musicale

L’OPM ouvre sa nouvelle saison musicale

«Toujours avec le même enthousiasme et la même passion, nous démarrons notre 13ème saison avec un programme techniquement difficile et artistiquement diversifié». C’est par ces propos que Farid Bensaïd, président Fondateur de l’Orchestre philharmonique du Maroc a annoncé l’ouverture de la saison 2008-2009. Le concert d’ouverture de cette saison a eu lieu le 8 octobre au Théâtre Mohammed VI de Casablanca et le 9 octobre au Théâtre National Mohammed V. Ainsi, les mélomanes se sont délectés en écoutant un répertoire classique des plus prestigieux, composé notamment de «Les Noces de Figaro» de Mozart, «Le Concerto n°2 pour violon» de Prokofiev et enfin «la 6ème symphonie de Beethoven». Lors de ce concert, l’OPM a été accompagné par Roland Daugareil, violoniste de renommée internationale qui a été dirigé par les plus grands chefs d’orchestre, tels que Herbert von Karajan. Par ce concert d’ouverture exceptionnelle, l’OPM annonce un programme de la saison 2008-2009 qui sera aussi riche que diversifié.
La synphonie, «Les Noces de Figaro, Ouverture» de Mozara a été créée à Vienne le 1er mai 1786, inspirée du mariage de Figaro de Beaumarchais. Elle a marqué le début de la collaboration entre Mozart et le librettiste Lorenzo da Ponte, qui s’est poursuvie avec Don Giovanni et Cosi fan tutte. Favorablement accueilli le jour de la première, cet opéra n’eut à Vienne qu’un succès relatif avant de trouver un nouveau public à Prague. «L’Ouverture» a entraîné d’emblée les auditeurs dans le tourbillon de la «folle journée» que vont vivre Suzanne et Figaro. Dès les premières mesures, le public s’est senti en présence d’une musique irrésistible. «Le second Concerto pour violon» de Serge Prokofiev l’OPM a également ravi les auditeurs lors de ce concert d’ouverture. Contemporain du célèbre ballet Roméo et Juliette, ce concerto a été créé en 1935. À la différence de ses cinq concertos pour piano dont il révolutionne l’esthétique instrumentale (effets de percussion), Prokofiev propose dans ses deux concertos pour violon, une technique, certes, rénovée et exigeante mais qui laisse toute sa place au chant et à la souplesse expressive. À ce titre, ce sont des réussites absolues qui constituent des sommets de ce genre du XXe siècle. Le premier mouvement débute par une phrase méditative, sans accompagnement, qui expose le premier thème. Le second thème est une magnifique cantilène avec de subtiles modulations. Le second mouvement, lent, commence sur des pizzicatos par toutes les cordes de l’orchestre, doublés à la clarinette. Elle est considérée comme étant l’une des pièces les plus généreusement mélodiques de l’œuvre de Prokofiev. La partie centrale, Allegretto, est pastorale et plus allante. Le mouvement est conclu par le thème au cor. Le final est d’un esprit totalement différent : on y retrouve le Prokofiev mordant et dynamique. Il s’agit d’un rondo avec un thème d’un rythme puissant, aux dissonances franches, et dont les retours sont accompagnés par les castagnettes. Bref, un Concerto qui coupe le souffle. Quant à la Sixième Symphonie de Beethoven, elle comporte cinq mouvements, dont les trois derniers s’enchaînent. Exacte contemporaine de la célèbre Cinquième, elle fut exécutée pour la première fois en public le 22 décembre 1808 à Vienne. Si vous avez raté ces deux soirées marquantes, l’OPM vous donne rendez-vous en Janvier 2009 pour ses concerts du Nouvel an intitulés «A la manière de Vienne». Depuis sa création, l’Orchestre philharmonique du Maroc a produit environ 150 concerts et compte actuellement 80 musiciens, essentiellement marocains, sélectionnés parmi les meilleurs diplômés des grands conservatoires marocains et européens. L’OPM a atteint aujourd’hui la maturité lui permettant de monter la plupart des grandes œuvres du répertoire.

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