L’UEM prime de jeunes plumes

Fidèle à ses habitudes, l’Union des écrivains du Maroc (UEM) a lancé, cette année encore, un concours pour les jeunes écrivains. Cette même manifestation est organisée annuellement et vise à encourager les jeunes écrivains à produire.
Créé en 1994, par Mohamed Achâari, ministre de la Culture, à l’époque président de l’UEM, ce concours regroupe plusieurs catégories : la poésie, la nouvelle, le théâtre et le roman. Dans la majorité des cas, 4 candidats sont sélectionnés comme étant les meilleurs de la liste. Ils sont alors primés et reçoivent une somme d’argent symbolique et bénéficient également de la publication de leur ouvrage. « L’UEM se charge de la publication de l’ouvrage présenté par chaque candidat qui a reçu le prix », déclare Abderrahim El Alam, trésorier général de l’UEM. Mais ce n’est pas tout. Les écrivains gagnants bénéficient aussi, d’une pile d’exemplaires des autres ouvrages de leurs camarades primés. Une manière de se renseigner sur la qualité de la production des autres gagnants.
Un concours a été donc lancé au titre de l’année 2003-2004 et a primé 5 nouveaux visages de l’écriture au Maroc. Najib Moubarak a été sélectionné dans la catégorie “Poésie” avec son recueil en arabe : «Tairoun la tajiou rouaa». Abdelaziz Rachid a été primé pour sa nouvelle en arabe« Enfance d’une grenouille». Les membres du jury ont été généreux dans cette catégorie et ont octroyé un deuxième prix à Abdelouahed Stitou par son oeuvre «Ghouroub». Côté “Théâtre”, Hicham El Asri est arrivé en tête du peloton, avec sa pièce rédigée en langue française : «Rêves de Haitistes». Une pièce qui relate l’histoire des chômeurs. Des individus qui passent leurs journées, le dos appuyé contre le mur dans une attente éternelle. Une attente qui efface tout à son passage, rêves, espoir, lendemain. Tout. Bref, c’est l’histoire des centaines de jeunes Marocains qui, sans travail, et parfois même sans-abri trouvent comme unique distraction, de s’appuyer contre les murs des coins de rues. Pour la catégorie «Romans», Hassan Tarek a remporté le prix de l’encouragement. Faute de recevoir une somme d’argent, son roman «Shaioun Yastahikou Al Watan» lui a valu les félicitations du Jury. Ce dernier lui a remis une attestation d’encouragements. Une façon de lui permettre de poursuivre son chemin dans l’écriture et de l’encourager à produire davantage.
En somme, ce prix organisé par l’UEM est une occasion pour les jeunes écrivains de faire connaître leurs oeuvres. Une aubaine qui est offerte à tous les amateurs de l’écriture, à condition qu’ils soient âgés de moins de 30 ans et qu’ils n’aient jamais publié d’oeuvres auparavant.
Aussi, les textes doivent posséder un minimum de critères professionnels, à savoir la qualité et la sensibilité dans l’écriture. Un défi qui a pu être relevé par les gagnants de ce soir. Alors jeunes écrivains, à vos plumes.

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