L’unité culturelle africaine célébrée avec le regard de Magnin et Qotbi

L’unité culturelle africaine célébrée  avec le regard de Magnin et Qotbi

«Lumières africaines-L’élan contemporain» réunit pour la première fois les artistes de toute l’Afrique

L’ouvrage révèle l’extrême diversité de l’Afrique et la pluralité de ses cultures. Il n’oublie pas la génération des grands artistes des années 1960, tout en mettant en avant la nouvelle vague de créateurs, cette génération très connectée qui écrit sa propre histoire.

«Lumières africaines–L’élan contemporain» est l’intitulé du nouvel ouvrage publié en février par les éditions Langages du sud. Coécrit par deux figures du monde de l’art André Magnin et Mehdi Qotbi, ce livre dévoile un large panorama de l’art contemporain africain dans sa magnifique diversité. Il rassemble en effet 84 artistes dans plusieurs domaines de création: peinture, sculpture, photo, vidéo, installation. L’ouvrage révèle l’extrême diversité de l’Afrique et la pluralité de ses cultures.

Il n’oublie pas la génération des grands artistes des années 1960, tout en mettant en avant la nouvelle vague de créateurs, cette génération très connectée qui écrit sa propre histoire. «Il réunit les artistes par-delà les limitations géopolitiques et rappelle que les déserts du Sahara ou du Kalahari ne sont pas tant des frontières que des zones de passage. En donnant la parole aux générations qui, dès le début des années 1960 jusqu’à la nouvelle vague des créateurs, reconfigurent la scène artistique en Afrique, cet ouvrage devient un document de travail qui s’ouvre comme une porte sur l’avenir», explique dans la préface l’écrivain et penseur ivoirien Yacouba Konaté, président honoraire de l’Association internationale des critiques d’art.

En quelque 200 pages, «Lumières africaines-L’élan contemporain» donne à voir les biographies des artistes accompagnées des images de leurs œuvres les plus marquantes. Ce périple visuel à travers la richesse créative du continent mêle les précurseurs : William Kentridge (Afrique du Sud), Abdoulaye Konaté (Mali), Chéri Samba (République démocratique du Congo), Oumar Ly (Sénégal), Romuald Hazoumè (Bénin), aux générations plus récentes : Zoulikha Bouabdellah (Algérie), Soly Cissé (Sénégal), Pieter Hugo (Afrique du Sud), Mouna Karray (Tunisie) et Youssef Nabil (Egypte), entre autres. Particulièrement présent dans l’ouvrage, l’art du Maroc réunit Ahmed Cherkaoui et Mohamed Kacimi, les pères de l’art moderne du Royaume, et les grands noms de la scène actuelle comme Mohamed El Baz, M’barek Bouhchichi, Hassan Darsi, Hassan Hajjaj ou encore Fatiha Zemmouri.

Ceci étant, le livre présente un art contemporain ancré dans la vie, dans le bouillonnement culturel, dans le dynamisme d’une société en pleine évolution. Il a pour ambition d’être une référence sur l’art contemporain africain. «De par sa situation géographique, le Maroc s’est nourri de diverses influences étrangères. Nous sommes avant tout Africains. Et l’Afrique, qui est au cœur de l’évolution artistique mondiale, participe à l’explosion de la créativité, d’un langage universel.

De nombreux artistes, parmi les plus grands, se sont nourris du continent : Picasso, Giacometti, Modigliani, Kandinsky», souligne Mehdi Qotbi. Il faut noter que «Lumières africaines–L’élan contemporain» sera présenté le 24 février à Marrakech à l’occasion de la Foire d’art contemporain africain 1:54.

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