L’«upcycling», la nouvelle tendance des écolos: Rien ne se perd, tout se récupère !

L’«upcycling», la nouvelle tendance des écolos: Rien ne se perd, tout se récupère !

Comment peut-on transformer une vieillerie en parfaite pièce de collection ? C’est très simple. Il s’est avéré que les matériaux que nous utilisons au quotidien peuvent avoir plusieurs fonctionnalités.

Leur durée de vie ne dépend pas du temps, mais plutôt de leur utilité, et aussi de leur utilisation. Dans le monde, comme au Maroc, beaucoup ont déjà adopté l’upcycling, comme nouveau concept qui permet de façon optimale de faire du neuf avec du vieux. Il s’agit là de transformer des déchets en produits de bien meilleure qualité, voire auxquels on a même ajouté une certaine «plus-value». Sanae Alami, artiste plasticienne tangéroise qui a adopté ce système depuis son jeune âge, nous fait découvrir les facettes de cette nouvelle tendance…

Recycler c’est d’abord éduquer !

«Dans la vie, rien ne se perd, tout se transforme», indique Sanae à ALM. D’après elle, cet aphorisme que l’on prête à Lavoisier, veut tout dire. Elle poursuit : «L’upcycling c’est le fait de ne pas rendre l’objet de qualité égale à ce qu’il a été auparavant, mais de le valoriser afin d’obtenir quelque chose de plus beau et plus créatif». C’est ainsi que son atelier est devenu une vraie caverne d’Ali Baba.
En effet et depuis son tout jeune âge, Sanae Alami a longtemps assisté sa mère, son initiatrice. «Travailler sur «la récup’» n’était pas une décision mais plutôt une éducation. Depuis toujours j’ai vu ma mère récupérer des sacs en plastique en couleur pour en faire des paniers à pain ou des coussins crochetés, ou même utiliser les pots de confiture pour en faire des vases… Je n’ai fait que développer cette idée et travailler avec d’autres matières», nous confie Sanae. C’est ainsi que l’artiste puise son inspiration de tout ce qui peut passer sous ses mains.

En recyclage on ne manque pas d’idées, ni de matériaux

Apparu au milieu des années 1990 grâce à Reiner Pilz, le concept de l’upcycling a fait le tour du monde grâce à son aspect indéniablement écologique. En permettant de réutiliser les matériaux plutôt que de les jeter, le concept donne aussi l’occasion de créer et recréer des objets uniques. Pour Sanae, travailler avec de la «récup’» est une inépuisable source d’inspiration. «Les matières que j’utilise diffèrent d’une inspiration à une autre. Parfois il s’agit de bouteilles en verre ou de plastique, ou de roues de véhicules en caoutchouc. Il peut même s’agir de déchets textiles et de vieux journaux», indique l’artiste. Et elle poursuit : «Souvent même, mon inspiration m’achemine vers le monde de la mode et me pousse à chercher dans chaque vêtement les détails de coupe ou de finitions qui puissent être recombinées d’une manière créative et insolite». Pour Sanae, l’objectif est très clair : donner une deuxième vie à toutes ces matières. En effet, en combinant sa vision et son inspiration, elle réussit à métamorphoser le «à jeter» en une nouvelle création palpable capable de vivre sa propre revanche.

A chacun sa façon de faire…

Ainsi l’«upcycling» permet la création d’une nouvelle valeur pour les déchets à chaque étape du cycle de vie d’un matériau. Quoique le Maroc soit aux portes de la COP22, seulement quelques centaines de personnes ont déjà adopté le concept. Parmi eux, Sanae Alami qui en a fait tout un art. «Le but n’est point de rendre la chose neuve, mais c’est plutôt d’éviter de jeter les choses qui pourraient, avec un petit zeste d’imagination, être encore utiles», indique-t-elle. Et de poursuivre : «Du coup, on minimise le plus possible l’impact des déchets, quelle que soit leur nature, sur l’environnement. Souvent, il suffit juste d’un coup de peinture, de ciseaux, ou peu importe la méthode, afin de redonner vie et consommer sans culpabiliser». Pour l’artiste, il est évident que l’art et le recyclage font bon ménage…

Maryem Laftouty
(journaliste stagiaire)

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