Mahjoub Raji est décédé mercredi : Adieu la force tranquille !

Mahjoub Raji est décédé mercredi : Adieu la force tranquille !

Outre les planches, où il a notamment interprété «Al Waqi3a» entre autres, il  s’est affiché dans plusieurs séries télévisées, dont «Allal El Qalda», «Men Dar Ldar» et «Nsib Lhajj Azzouz».

Il a, de tout son vivant, fait rire toutes les générations. Son passage sur les écrans était toujours fort attendu. Mahjoub Raji, décédé mercredi dernier dans un hôpital à Rabat des suites d’une maladie, était un comédien incontournable de la scène marocaine. Il a marqué les productions auxquelles il participait par son humour ainsi que son look. Le tout agrémenté d’une canne qui faisait également partie de son aspect modeste qu’il laissait également voir dans la réalité. Le simple fait de le croiser lors de festivals ou manifestations artistiques laissait voir son aspect vestimentaire simple ainsi que son calme. Une quiétude qui semblait incarner sa force tranquille.

Celle-ci résidait, en fait, dans sa création et la manière hilarante dont il interprétait les personnages malgré son âge avancé. «Wana ayan !», disait-il dans une récente série ramadanesque. Une réplique qui faisait rire petits et grands au point de la reprendre constamment.

Cette expression, parmi tant d’autres, aura marqué le parcours de cet acteur marocain, né à Casablanca en 1940 et inhumé dans la capitale, qui a entamé sa carrière assez jeune dans le théâtre en 1962. Outre les planches, où il a notamment interprété «Al Waqi3a» entre autres, il  s’est affiché dans plusieurs séries télévisées, dont «Allal El Qalda», «Men Dar Ldar» et «Nsib Lhajj Azzouz». Le cinéma n’est pas en reste dans la carrière de l’artiste défunt. Il s’est en fait produit dans les films à succès comme «Lalla Hobbi», «La symphonie marocaine» et «Ali, Rabiaa et les autres».

Et ce n’est pas tout. Cet artiste, fort apprécié par le public marocain, est considéré comme le premier à avoir présenté aux téléspectateurs marocains des monologues, à l’instar de «Lhammam» dès 1980, «Tberguig» et «Kolha w Halo».

En fait, la génération des eighties a bien connu le défunt. C’est en ces années que sa carrière semble avoir décollé. Feu Mahjoub Raji a également collaboré avec d’autres artistes de sa génération. C’est le cas de Mohamed El Jem avec lequel il s’est affiché le temps de productions artistiques.

Bien que le défunt se soit éclipsé de la scène comme c’est le cas pour d’autres artistes, il tenait à s’afficher lors d’événements artistiques incontournables à l’instar du Festival international du film de Marrakech. Le public, jeune et grand, le lui rendait en bien puisqu’il se prenait en selfie avec l’artiste. Des moments qui resteront gravés dans la mémoire des fans.

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