«Malhouniate Al Baydaa» : L’art du malhoun s’invite à la ville blanche

«Malhouniate Al Baydaa» : L’art du malhoun s’invite  à la ville blanche

Pendant deux jours le public casablancais aura l’opportunité de découvrir et redécouvrir un large pan de l’héritage musical et culturel marocain. C’est à l’occasion de la 3ème édition «Malhouniate Al Baydaa», célébrée les 25 et 26 juillet à «El Mechouar», quartier Habous. À l’origine de cette initiative, le conseil de la ville de Casablanca. De ce fait, cette édition verra la participation de plusieurs troupes, musiciens, mounchidines et poètes venus des différentes régions du Maroc. «Malhouniate Al Baydaa rend hommage à la mémoire des grands noms fondateurs, et constitue un véritable pont vers une nouvelle scène artistique où les jeunes générations partagent avec le grand public le désir de préservation d’un patrimoine culturel et artistique ancestral», soulignent les fondateurs.
Par ailleurs, les organisateurs ont en effet concocté une programmation riche et diversifiée. Au menu, des soirées et spectacles musicaux de malhoun et des troupes Issaoua et Hmadcha. D’ailleurs, le coup d’envoi sera donné par Maâlem Hamid El Kasri, le maître du guembri et Mqaddem Abderrahim El Amrani, chef de la Taifa Hamdouchia de Fès. Ces deux noms fusionneront leur art dans une belle et émouvante Hamdouchia. Ils seront précédés par la grande procession des différentes troupes à travers le quartier Habous. Tandis que le deuxième jour de «Malhouniyate Al Baydaa» sera marqué par la présence du malhoun algérien avec le chanteur Mohamed El Hachimi. Côté spectacle, des tables rondes et des conférences sont prévues à cette occasion placées sous plusieurs thèmes. Il est à noter que l’art du malhoun est dépositaire d’une importante part de la mémoire et de l’identité marocaines. Il y a plus de cinq siècles que cet art est né au Maroc et plus précisément dans la région de Rachidia. Ses poètes et grands maîtres sont issus des différentes couches sociales et très souvent des artisans autodidactes qui ont chanté le quotidien des Marocains, y mêlant le spirituel, l’émotionnel… et même de l’humour. Ce qui fait du malhoun un art à part entière, dépositaire de la mémoire collective marocaine.

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