Mamoun chante Jacques Brel

Mamoun chante Jacques Brel

Mamoun Salaje est un amoureux de Jacques Brel. Chaque 9 octobre, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de ce célèbre chanteur belge, Mamoun monte sur scène pour lui rendre hommage. A sa façon. « L’anniversaire de sa mort ne doit guère passer inaperçu, je continuerais à célébrer cette date qui est très importante pour moi ». Lundi dernier au complexe Sidi Belyout à Casablanca, il a chanté, encore une fois, les plus belles chansons de Jacques Brel. «Au suivant », « Madeleine », «Le port d’Amsterdam », …. Autant de titres qu’il a interprété en compagnie de la pianiste Fatema Anas, une professeur de musique au conservatoire communautaire de Casablanca et d’Amine Izagharen à l’accordéon musette. Interrogé sur le caractère de Mamoun, cet accordéoniste, son ami depuis 10 ans, ne nie pas cette abstinence de vouloir chanter Brel. « Mamoun a tenu à se spécialiser dans les chansons de Jacques Brel, même s’il chante d’autres répertoires, Brel reste son préféré », déclare Amine Izagharen. Mamoun Salaje aurait même rédigé une thèse de fin d’études sur la vie de Jacques Brel. « Je connais ce personnage par cœur, ses joies, ses tristesses, ses déceptions », évoque cet imitateur de Jacques Brel. Mais peut –on vraiment imiter ce grand chanteur qui continue aujourd’hui d’émouvoir des générations entières ? A cette question, Mamoun Salaje réfléchit deux fois avant de certifier qu’on ne peut pas imiter Brel. « Jacques Brel est unique et il le restera toujours, tout ce que j’essaye de faire, c’est de lui rendre hommage en chantant ses chansons à ma propre manière ». Lorsque le spectateur l’observe sur scène, il peut remarquer que Mamoun Salaje évite les mimiques célèbres de Jacques Brel. Il préfère compter plutôt sur sa voix et sur les paroles. « Je suis un chanteur à texte, je veille à respecter les paroles et d’être fidèle au ton », ajoute-t-il. Pour Mamoun si quelqu’un se risque à vouloir imiter Jacques Brel, il sera ridiculisé.
Cela fait 25 ans que Mamoun Salaje, âgé aujourd’hui de 41 ans, s’essaye aux chansons de Jacques Brel. « Lorsque j’avais 12 ans, un de mes oncles m’a offert une des cassettes de Brel, et j’ai commencé sans plus tarder à interpréter quelques-unes de ses chansons », nous a-t-il confié. Mais cela fait uniquement la douzième année que Mamoun anime des concerts pour commémorer l’anniversaire de la mort de Jacques Brel. En d’autres occasions, il interprète des titres d’autres chanteurs ou groupe célèbres. « J’interprète toutes les chansons à textes, ça peut aller de Serge Reggiani, à Georges Brassens, en passant par Johnny Hallyday, les Beatles et Cesaria Evora », note-t-il.
Le chant, Mamoun Salaje l’a perfectionné au conservatoire de musique de Casablanca. Après le solfège, il a choisi l’apprentissage de la guitare. Pour chanter Brel, il faut absolument savoir gratter une guitare. Avant ses cours au conservatoire, Mamoun avait opté pour des études de tourisme. Pour justifier le fait qu’il n’a pas choisi de se consacrer entièrement à la carrière musicale, il sort la fameuse formule « L’art ne nourrit pas son homme ». Pour subvenir aux besoins de sa famille, et de ses trois enfants, il fait le choix d’avoir un travail à temps plein. « Je travaille chez Altadis Maroc et j’essaye de faire de mon mieux pour concilier entre ma carrière artistique et professionnelle ». Le projet qui lui tient aujourd’hui le plus à cœur est d’éditer un « best of » des meilleurs classiques.  Jacques Brel ne sera pas en reste.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *