Marrakech déroule son tapis rouge pour les cinéastes

Marrakech déroule son tapis rouge pour les cinéastes

Marrakech, la vitrine internationale du Maroc, a été fidèle à son image de ville de spectacle, d’échange et de diversité culturelle, dès la cérémonie d’ouverture du Festival international du film de Marrakech, vendredi soir au palais des congrès. De grands noms du cinéma national et international ont foulé le tapis rouge de cette 8 ème édition du festival qui se poursuit jusqu’au 22 novembre. Une habituée du festival, la comédienne égyptienne Yousra a déclaré être touchée par l’hommage posthume qui sera rendu au réalisateur Youssef Chahine. Ont également été au rendez-vous, les anciens présidents du jury du festival, Charlotte Rampling (1ère édition) et Roman Polanski (6ème édition). Ce dernier  remettra cette année «l’Etoile d’or» à l’actrice américaine Sigourney Weaver, également présente lors de la cérémonie d’ouverture et à laquelle le festival rendra hommage avec l’actrice asiatique Michelle Yeoh. Concernant la couverture médiatique du festival, les organisateurs enregistrent l’accréditation de plus de 500 journalistes dont plus de la moitié proviennent de médias internationaux en provenance notamment  de 40 pays y compris de la Chine. Ainsi le festival de Marrakech peut savourer sa reconnaissance internationale. A travers sa programmation, qui prévoit la projection de plus de 100 films représentant 20 pays et dans plusieurs sites de la ville, la grande envergure de cette manifestation est également due à la qualité du jury de la compétition présidé par le réalisateur émérite américain Barry Levinson soutenue par huit autres membres du jury, tous de nationalités et de cultures différentes. Par ailleurs, cette cérémonie a été marquée par la projection du film «What just hapened», réalisé par le président du jury. Dans ce film Robert De Niro, l’acteur principal, interprète le rôle de Ben, un producteur de films à Hollywood, qui sort à peine d’un deuxième mariage raté et qui a du mal à boucler son prochain long-métrage. Le film montre l’envers du décor du milieu hollywoodien. Il s’agit d’une peinture drôle, cynique et malicieuse d’Hollywood qui n’épargne personne. «Une très jolie leçon de cinéma» selon les critiques. La projection des films en compétition a commencé ce samedi 15 novembre par le film argentin «Empty Nest» (Nid vide) du réalisateur Daniel Burman. Lorsque  leurs derniers enfants quittent le foyer familial, les angoisses de Martha et Léonardo, un couple de quinquagénaire se réveillent. Chacun essaie de combler ce vide à sa manière. L’impeccable interprétation de l’acteur argentin Jean-Pierre Noher dans le rôle d’un séduisant dramaturge rêveur et l’ingénieuse mise en scène du film qui allient poésie et ordinaire peuvent faire de cet opus un sérieux concurrent au film marocain en compétions «Kandisha» dont la projection est prévue mardi 18 novembre. Le deuxième film en compétition projeté samedi s’intitule «Zéro Bridge». L’histoire de ce film indo-américain réalisé par Tariq Tapa, raconte la situation d’une région du Kashmir à travers les aventures et les misères d’un jeune de 17 ans. Le jeu des acteurs et les plans du film tournés en caméra d’épaule, égarent et gênent le spectateur. La compétition officielle du festival comprend 15 films représentant les expériences cinématographiques d’horizons différents : de l’Inde à l’Italie, en passant par les Philippines, l’Islande, l’Allemagne…

• DNES à Marrakech
Amine Harmach
[email protected]

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