Marrakech : Place aux jeunes talents

Marrakech : Place aux jeunes talents

Initiée par l’université Cadi Ayad de Marrakech, la première édition du FIMUM est marquée par la présence de plusieurs troupes des universités européennes, africaines et arabes. Ce festival connaîtra donc la participation des ensembles musicaux universitaires de Belgique, d’Egypte, de France et de Tunisie. Ainsi seront représentées, les universités de Louvain, Sorbonne-Panthéon, Nantes, Bordeaux, Montpelleier, Le Caire, Sfax, Al Akhawain, Abdelmalek Essadi, Mohammed V, sans oublier l’Université Cadi Ayad.
Pour Mohammed Jebli, président de l’Université Cadi Ayad de Marrakech (UCAM), «l’objectif de cette manifestation est de concrétiser sur le plan artistique, l’ouverture de l’université sur son milieu, l’ancrage de l’espace recherche dans le milieu urbain et la dynamisation de l’osmose entre université, ville et société». Toujours selon les organisateurs de cette manifestation, ces objectifs pourront êtres atteints à travers la musique qui ne connaît ni frontières, ni cloisons. Les musiques présentées au public sont diversifiées. Les spectateurs auront le plaisir d’apprécier les prestations musicales allant de la musique classique au rock, du jazz aus muwachawat et du rap au chant choral. Ainsi, c’est sous le signe de la diversité que se déroulera cette première édition du FIMUM. La diversité fait la richesse de cette manifestation. Les lieux du déroulement de cet événement diffèrent également.
Les concerts de musique investiront entre autres les facultés, la medersa Ben Youssef, le Théâtre royal, la place du 16 novembre, la Maison de la culture, et enfin,l’Institut français de Marrakech. En parallèle aux concerts de musique, le comité d’organisation propose également des conférences, des ateliers de percussion des débats et des rencontres. La musique est également un champ de recherche scientifique et un moyen pédagogique pour promouvoir les compétences des étudiants et des jeunes en général.
Ces rencontres et débats seront animés par des musicologues et des chercheurs tels que Ahmed Aydoun, le professeur Abdelaziz ben Abdejalil, le professeur Jamal Eddine Abderrazik ainsi que le professeur Taoufik Himich. Plusieurs associations culturelles telles l’Association Al Farabi, Amjart ou encore le Club des amis d’Al Mouachahat participeront à cette manifestation. Ils présenteront au public des prestations musicales qui mettent à l’honneur le travail associatif dans le domaine musical. Ce festival rendra hommage à Saïd Chraïbi et à Abdelhadi Belkhayat. La manifestation a été inaugurée par un concert de Saïd Chraïbi, accompagné du quator El hamra.
Les organisateurs de ce festival ont tenu à ce que l’accès à tous les spectacles soit gratuit. C’est une façon de promouvoir la musique de faire aimer cet art à tous, et de transformer cet évènement en une véritable fête de la musique. Pour mener à bien ce festival, M. Jebli «espère voir adhérer et s’impliquer tous les acteurs de la ville et de la région». Il ajoute : «C’est le seul moyen pour que cet événement réussisse, se développe et puisse devenir à moyen terme un véritable événement culturel universitaire dans notre région et dans notre pays». Cet événement sera donc une manière de faire confronter différentes cultures musicales pour enrichir davantage les expériences des jeunes. Plusieurs cultures et plusieurs langues vont fêter la musique comme élément unificateur au delà des frontières et des différences.

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