Martineke Kooistra : «Nous proposons un show jubilatoire»

Martineke Kooistra : «Nous proposons un show jubilatoire»

ALM : Qu’est-ce qui distingue votre trio féminin des autres groupes de jazz participant à Tanjazz?
Martineke Kooistra : Le trio vocal Sweet System est composé de trois chanteuses, Amanda Fahey, Fanny Werner et moi-même. Nous chantons avec trois voix différentes, mais avec une vraie harmonie vocale. Nous proposons en fait un show jubilatoire, nous usons de l’humour, un peu de l’absurde, nous essayons d’être provocatrices. Nous portons des robes et des gants, dans l’esprit des années 30. Nous sommes accompagnées de trois autres musiciens : du pianiste, Patrick Cabon, du contrebassiste, Jean Luc Arramy et du batteur Robert Ménière. Nous proposons un répertoire de grands standards de jazz tels James Moody, Colette Renard, Cole Porter, des reprises des Beatles…

Que représente pour vous la participation à cette treizième édition de Tanjazz ?
Tanjazz est un événement musical organisé dans un cadre exceptionnel. Nous sommes ravis de prendre part à ce festival pour la deuxième fois, nous y sommes venus en 2009. Nous avons l’impression de jouer au Brésil, nous rencontrons à Tanjazz un public expressif, sensible et réactif. Ce qui nous a permis de vivre une autre ambiance, que nous avons beaucoup aimée. Contrairement à la France, où tout est religieusement silencieux.  

Comment avez-vous eu l’idée de créer Sweet System ?
J’ai fait entre quatre et cinq années de conservatoire de musique à Bordeaux en France. Je suis partie ensuite à Paris, mais j’ai toujours eu envie de développer mes idées et de créer mes propres projets. Je me suis toujours retrouvée dans des endroits ou des spectacles où il y avait plusieurs voix. J’ai décidé en 1994 de monter un trio vocal ; j’ai commencé avec deux autres chanteuses qui ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui, avec des répertoires existants de jazz des années 30 et 40. Nous avons réussi à sortir notre premier disque. Nous avons gagné le Grand prix des révélations de Juan de jazz, ce qui nous a permis de nous propulser au niveau de la presse et des festivals. Nous interprétons nos propres compositions. Sweet System d’aujourd’hui a commencé en 2004 avec un nouveau volet de sa carrière avec Amanda Fahey, Fanny Werner et les trois autres musiciens Patrick Cabon, Jean Luc Arramy et Robert Ménière.

Avez-vous un nouveau projet de disque?
Nous sortons notre deuxième disque que nous avons intitulé «Living in Paris» (Vivre à Paris) en janvier prochain. Nous jouerons en 2013 dans d’autres festivals dont celui de Jazz’Titudes à Laon, mais également à des soirées et à des clubs de jazz.

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