Mawâzine 2004, un programme alléchant

Mawâzine 2004, un programme alléchant

Le festival Mawâzine est à sa troisième édition. Le succès des deux premières ne faisant pas de doute, des milliers de spectateurs et visiteurs des expositions, résidants de la capitale ou venus des quatre coins du Maroc, ne seront pas déçus cette année, encore une fois.
En effet, l’association Maroc-Cultures, organisatrice de cet événement désormais planétaire, a organisé une conférence de presse, hier à Rabat, pour présenter le menu de cette troisième édition du festival «Mawâzine-Rythme du Monde», qui se tiendra du 18 au 26 mai prochain. «Comme cela a été le cas lors des deux premières éditions, des artistes de renommée internationale ont été invités, cette année», assure Abdeljalil Lahjomri, président du festival.
Pour la première fois, le festival s’ouvre sur d’autres continents que ceux d’Afrique et d’Amérique Latine. En effet, des groupes et des artistes prestigieux viendront d’Asie et d’Europe. C’est ainsi que le Ballet Royal du Cambodge, qualifié «d’ancestral» par Lahjomri, fait partie des principaux groupes invités au festival. Ce sera la première fois que ce ballet se produira au Maroc. Inscrit en 2003 par l’UNESCO comme chef d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité, le Ballet Royal du Cambodge est l’héritier d’une tradition qui remonte à plus de mille ans. Etroitement lié à la Cour royale, il a subi tous les contrecoups de l’histoire douloureuse de ce pays, et bien souvent a failli disparaître. Toujours du continent asiatique, le public pourra suivre le spectacle de la troupe coréenne Chong Dong, composée de danseurs et de musiciens combinant des mouvements de danses traditionnelles et des rythmes de percussions modernes.
L’Inde sera représentée par une fanfare du Rajasthan. Le groupe est dénommé «Jaïpur Kawa Brass Band». Hammed Khan Kawa, joueur de “tabla” chevronné et directeur artistique de cette fanfare, a rassemblé au sein de cette bande les meileurs musiciens de fanfares du Rajasthan. Un spectacle haut en couleurs.
Le public du festival de Mawâzine appréciera certainement la douceur asiatique à travers Ling Ling Yu. Une musicienne chinoise. Elle joue du violon et le «erhu», un instrument traditionnel chinois, dès l’âge de neuf ans. C’est une jeune prodige. Son instrument de prédilection est le pipa, grâce auquel elle fait vibrer ses fans, un peu partout en Europe et spécialement en Suisse, un pays où elle s’est installée en 1998.. Impossible de ne pas assister, dans le Jardin d’Essai de Rabat, au spectacle des Marionnettes sur Eau du Vietnam. Il en existe plus qu’un seul au Monde, et il se produire à Rabat du 19 au 25 mai. Cette expression artistique est millénaire. Les Marionnettes sur Eau ne peuvent être classées dans aucune des catégories classiques. Elles sont fixées à une perche, les poupées mesurent entre 40 cm et 1.15 mère. Ces marionnettes, en bois peint, qui représentent des êtres magiques ou animaux aquatiques, se battent et glissent dans l’eau puis disparaissent pour grimper aux arbres puis replonger. Un spectacle à ne pas manquer.
L’Europe, aussi, est à l’honneur cette année au festival Mawâzine à travers plusieurs styles artistiques. Delvin Duo (Albanie-Grèce) est une groupe de musique tzigane. El Bicho sont sept jeunes musiciens espagnols qui fusionnent le flamenco avec d’autres styles pour aboutir à un résultat assez original.
La Turquie sera représentée par Hasan Çakan et les Tchalgui-ji de Thrace. Ce groupe animera le festival au son des zurnas ( hautbois) et des davouls (grosse caisse). D’Afrique, le public de Mawâzine aura rendez-vous avec des sommités comme Sékouba Bambino (Guinée) ou Hassan et Jalila Mégri. Enfin, d’Amérique Latine, notons la présence du groupe argentin de tango El Berretin ou du virtuose portoricain Eddie Palmieri.

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