Mawazine : La musique de Femi Kuti ouvre la dixième édition

Mawazine : La musique de Femi Kuti ouvre la dixième édition

Mawazine a soufflé sa dixième bougie, vendredi 20 mai à Rabat. La ville a vécu au rythme des spectacles d’inauguration du plus grand festival du Maroc. Comme à l’accoutumée, la scène Bouregreg avait mis l’Afrique à l’honneur. L’énergie bienveillante et fascinante du chanteur nigérien Femi Kuti a été au rendez-vous. A l’instar de son père Fela Kuti, Femi utilise sa musique pour dénoncer la corruption, la dictature et l’emprise des multinationales en Afrique. Ainsi le public de Rabat a eu droit à une musique forte et sensuelle, mêlant jazz, rythmes africains et textes engagés. Un spectacle à sa mesure, une bande-son de l’actualité qui secoue le monde. Et ils étaient, selon les organisateurs, quelque 22.000 à assister à ce concert organisé dans des conditions irréprochables de sécurité maximale. La scène OLM-Souissi, pour sa part, s’est ouverte avec la comédie musicale bollywoodienne de Bharati, un spectacle haut en couleur. Ce dernier a drainé, selon les organisateurs, quelque 38.000 festivaliers, constitués en grande partie d’amateurs de musique indienne. Notons que cette même scène accueillera le concert tant attendu de Yussuf Islam ce lundi 23 mai, celui de l’icône de Woodstock Joe Cocker jeudi 26 mai, ou encore le show la de sulfureuse Shakira pour la clôture du festival samedi 28 mai. Dans cette même scène, Quincy John, l’un des plus grands producteurs de son temps, présentera mercredi son projet «Global Gumbo All Stars». Par ailleurs, un hommage a été rendu à ce dernier lors du coup d’envoi officiel du Festival, vendredi 20 mai, au Théâtre national Mohammed V à Rabat, ainsi qu’à l’icône de la musique marocaine Abdelwahab Doukkali dont le concert est prévu, vendredi 27 mai à la scène Hay Nahda. Scène qui a accueilli vendredi 20 mai, le concert d’ouverture de la chanteuse syrienne Mayada Elhinaoui. Mais n’oublions pas qu’ outre les scènes géantes, la dixième édition du festival Mawazine Rythmes du monde, c’est aussi des petites scènes conviviales où le voyage à travers les pays les plus exotiques et les musiques les plus authentiques se fait. On cite dans ce sens la scène du Chellah marquée vendredi par le spectacle du groupe colombien Cimarron aux influences musicales multiples passant de la Colombie, l’Espagne, le Venezuela jusqu’à l’Amazonie et même l’Orient. A la Villa des arts, la soirée du vendredi a été vécue sous le signe musical de l’intelligence et du charme féminins dans leur quintessence représentées par les cantatrices marocaines Ihsan Rmiki, Bahaa Ronda et Asmaa Lazrak, mais aussi par la troupe musicale constituée en majorité par des instrumentistes femmes virtuoses. Un répertoire comprenant tour à tour chansons de «Melhoun», de «Gharnati» et de musique andalouse s’est érigé en hymne à la vie, au dialogue des cultures et à la défense de la diversité. Messages constituant, selon les organisateurs, l’âme du festival Mawazine Rythmes du monde.

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