Mehdi Qotbi souhaite bonne année sur ALM au Maroc et au monde

Mehdi Qotbi souhaite bonne année sur ALM au Maroc et au monde

D’apparence, c’est un petit bout d’homme. Pas plus haut que trois pommes, pour reprendre un cliché. Mais dedans, c’est de la dynamite. De l’énergie à en revendre. D’où est-ce que cet homme a hérité autant de punch ? La réponse est simple: Mehdi Qotbi, puisque c’est de lui qu’il s’agit , est fils de son œuvre. Né à Attakaddoum, un quartier pauvre de Rabat, il ne savait, peut-être, pas qu’il allait devenir une autorité en arts plastiques, où il s’est imposé comme une figure incontournable. L’artiste-peintre regretté Gharbaoui n’a sans doute pas eu tort de parier sur ce talent précoce, il doit être content dans sa tombe. Mehdi Qotbi a assuré. Et rassuré. En 1968, à l’âge de 17 ans, et après une enfance faite surtout d’épines, l’enfant met le cap sur la France.
Quatre années plus tard, il décroche son diplôme à l’Ecole des Beaux-arts de Toulouse. Un premier jalon sur le chemin difficile de la création, constamment  dans un milieu où il faut jouer des coudes pour se ménager une place. Mehdi a joué de bonheur. Belle revanche sur le passé difficile de l’enfant ! C’est aussi beau que l’accueil qui lui sera réservé par les milieux d’art et d’idées en France, où il a eu l’occasion (et surtout la chance) de côtoyer de grands maîtres de la poésie, de la philosophie et de la pensée, tels que Aimé Césaire, Yves Bonnefoy, Jacques Derrida … Une belle contamination aux plus belles idées de l’humanisme, de l’esthétique, du sens et de l’essence de l’être, qui ont propulsé, de manière fulgurante, l’artiste Qotbi sur le devant de la scène. Ce n’était plus un hasard de voir les belles calligraphies de Qotbi côtoyer dans le même rayon des œuvres de noms aussi prestigieux que Zao Wou-Ki. Une percée foudroyante s’installe, à l’image de ce petit génie explosif qu’est Qotbi laissant perplexe le gotha des milieux parisiens. On ne savait peut-être pas d’où était venue cette étoile qui brille de mille feux. Mais à méditer sur le brillant parcours de cet homme, ses origines, et la situation modeste de sa famille, on se résout à faire sienne la formule consacrée : «C’est sur le fumier que poussent les plus belles fleurs». Or, Mehdi Qotbi n’est pas homme à se renier. Il en est fier. Très fier. Pour s’en rendre compte, il suffit de mesurer l’ampleur des services rendus à la patrie. On ne nie pas le pays où l’on est né.
Patriote convaincu, Mehdi Qotbi a mis tout son talent au service de son pays. Il a fait jouer ses nombreuses relations avec de grandes personnalités politiques et artistiques de la France pour mettre en place un réseau de lobbying en faveur de l’amitié franco-marocaine. Le Maroc d’aujourd’hui, qui avance à pas de géant, le lui a bien rendu. Les réformes accomplies par le Royaume lui ont donné bien des raisons de motivation. Un Royaume en mouvement, devenu objet d’une fascination exemplaire, à l’intérieur comme de l’autre côté de la frontière. C’est à ce Maroc en perpétuelle transformation que Mehdi Qotbi s’identifie, et se reconnaît. Qotbi offre un joli reflet de ce Royaume qui bouge, qui y croit, qui veut avancer pour rejoindre les autres. Une belle fresque aux teints gais, que l’on peut appeler la Révolution Maroc.

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