«Ménopause» sera présentée ce mardi à Rabat : Une pièce de théâtre pour traiter les crises du Maroc après plus de 50 ans d’indépendance

«Ménopause» sera présentée ce mardi à Rabat : Une pièce de théâtre pour traiter les crises  du Maroc après plus de 50 ans d’indépendance

Ménopause. A entendre ce mot, l’on a l’impression que cet état est purement féminin. Or, ce vocable, également l’intitulé d’une nouvelle pièce de théâtre qui sera présentée ce mardi au théâtre El Mansour à Rabat, se voit attribuer un autre sens véhiculé par cette œuvre.

Une pièce, initiée par Media Culture Agency, à l’occasion de la journée mondiale du théâtre, en partenariat avec l’association Arta pour les arts. Cette œuvre, conçue par la productrice Chama Darchoul, et interprétée par des artistes masculins, aborde «la crise de la cinquantaine» ou du milieu de la vie chez les hommes connus plutôt pour l’andropause. Ainsi, la pièce traite, comme le précisent les initiateurs, de «la situation de «ménopause» que vit la société marocaine après plus de cinquante ans d’indépendance à tous les niveaux, notamment religieux, culturel, médiatique et politique, etc.». De plus, cette pièce de théâtre, mise en scène par Idriss Benaouiss et écrite par Loubna Biadi Miss, pose des problématiques relatives à l’exploitation de la religion en politique et médias ainsi qu’en domaines d’influence.

Le tout étant, selon la même source, dans une peau comique. En détail, cette œuvre raconte l’histoire de quatre amis. Trois étant respectivement médecin, journaliste et migrant. Quant au quatrième, il est politicien. Celui-ci est un caméléon qui tend à exploiter les crises de ses amis pour les inciter à investir pour créer une chaîne religieuse propageant «la daâwa» (un appel) dans le rang d’une société marocaine avec le seul esprit de rejeter l’autre au nom de la religion. Dans l’intrigue, cette pièce, qui fera l’objet d’une tournée nationale dans les villes de Salé, Casablanca, Mohammedia, Fès et Kénitra, met en scène les comédiens Benaïssa El Jirari, Hachem El Bastaoui, Abdou Moujahid et Adil Louchki.

Ces artistes se glissent respectivement dans la peau de Si Taher, Zouheir Abdelkader et El Mamoun. Ces quatre amis, à la cinquantaine, se rassemblent pour célébrer l’anniversaire d’Abdelkader qui a passé vingt ans à l’étranger où il s’est marié et a eu des enfants. Lors de la célébration de son 50ème anniversaire au Maroc, il reçoit une lettre de sa femme étrangère qui lui adresse une demande de divorce en décidant de garder ses filles avec elle. Une démarche qu’elle justifie par sa volonté de commencer une nouvelle vie. Ce choc incite les amis à s’interroger autour de la crise du milieu de la vie qu’ils vivent sans s’en rendre compte y compris Abdelkader qui fait face à une crise d’identité et un tiraillement entre ses coutumes et les natures qu’il a acquises à l’étranger. Quant au politicien, il a saisi cet anniversaire pour exploiter les crises de ses amis en propageant un esprit rejetant la diversité au nom de la religion. Une intrigue intéressante.

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