Meriem Belkhayate : «J’aime l’univers de la mode»

Meriem Belkhayate : «J’aime l’univers de la mode»

ALM : Vous venez de vous présenter au public en tant que styliste lors des présélections de Caftan. De qui tenez-vous cette fibre créative ?
Meriem Belkhayate : En fait, même si je possède un Bachelor en communication professionnelle à l’Université Al Akhayan, j’ai décidé de travailler avec ma mère qui fait de la haute couture depuis 30 ans. Cela fait deux ans que j’ai intégré le milieu et j’avais envie de révéler le talent de ma mère en modernisant ses créations. J’ai appris ce métier grâce à elle. Je n’ai pas suivi des cours dans une école de stylisme modélisme.

Votre père est chanteur. Pour quelle raison ne vous-êtes vous pas penché vers l’art musical ?
Pour être chanteur, il faut avoir une belle voix. Ce n’est pas mon cas. En plus de cela, mon père m’a toujours expliqué que la musique est un domaine pourri pour les femmes. Il m’a donc déconseillée de me lancer dans la musique. J’ai compris que je devais m’y éloigner. Mais ce qui est important de savoir, c’est que je n’ai jamais été influencée par mes parents. J’ai toujours été libre de choisir. Mais cela n’empêche que j’ai toujours montré mon intérêt envers le travail de mes parents. Lorsqu’ils avaient tous les deux des évènements, je m’absentais parfois des cours pour me rendre avec eux.

Vous avez donc été plus proche de votre mère que de votre père…
J’ai toujours été impressionnée par l’univers féerique des tissus et des créations de ma mère. Lorsque ma mère partait acheter ses tissus, je me rendais avec elle et c’était un pur moment de plaisir.

Vous n’avez pas été sélectionnée durant ces présélections. Etes-vous déçue ?
Le fait que je n’ai pas été sélectionnée lors de cet événement ne changera rien au choix de ma carrière. Pendant la préparation du dossier et la confection des tenues, j’ai vécu des moments très enrichissants. C’était une épreuve difficile puisqu’on devait refaire le dossier et confectionner 7 modèles de trois couleurs en 28 jours.  Chaque caftan devait être différent des autres. J’ai appris beaucoup de choses et j’en suis ravie. Je ne compte pas m’arrêter à ce stade et je souhaite évoluer dans ma carrière de styliste.

Pensez-vous qu’il faut être artiste pour être styliste ?
La technique ne suffit pas. Je pense effectivement qu’il faut être artiste pour être un bon styliste. Le stylisme, c’est de la création. Et pour cela il faut s’imbiber de l’art. En tout cas en ce qui me concerne, je me sens bien dans la création. J’ai déjà quelques toiles que j’ai réalisées avec de la peinture à l’huile et je me suis déjà lancée dans le design de chaussures. 

Comment comptez-vous faire évoluer votre carrière ?
Il y a quelques années, je comptais poursuivre mes études en communication. Je comptais réaliser un master dans ce même domaine, mais finalement j’ai changé d’avis. Maintenant je suis sûre d’une chose : je ne vais pas laisser tomber l’univers de la mode. Je souhaite suivre des cours dans une école de haute couture en France ou ailleurs. J’y pense sérieusement et j’espère que mon rêve va se réaliser. En parallèle à ce projet, je suis en train de travailler actuellement sur un projet de création d’une société de management d’artiste. J’ai déjà commencé à travailler en ce sens pour le compte de mon père. Je voudrais moderniser sa façon de travailler.

Avez-vous des projets de défilés à l’horizon ?
Je prépare avec ma mère un défilé prévu pour le 5 mai prochain.Il s’agit d’un défilé de Caftans qui aura lieu dans un cadre privé. L’événement va se dérouler chez une de nos clientes.

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