Misères du désir

Misères du désir

 » Misères du désir, c’est un beau titre. Quand on pense à tout les emmerdes que vous attire l’entreprise de conquête sexuelle : humiliation du « non », frais de table, maladies vénériennes, mariage, divorce et pension, prison pour pédophilie, voire pire… on se dit, comme Bertrand Cantat, que s’abstenir eût été préférable. Qu’on se contente seulement d’écrire sur le plaisir, comme certain puceau lettré chauve aux yeux verts, c’est alors l’art lui-même qui vous rappelle à sa hiérarchie : si Dante avait baisé Béatrice, point de « Divine Comédie ». Misères du désir donc, on me demande d’en faire un livre… ça me va. Mais d’abord pourquoi moi ? Sans doute parce que j’avais par le passé, dans un autre livre, avant mon mariage à l’Eglise, revendiqué sept cents conquêtes. Quelle gloire peut-on tirer des filles quand on sait qu’elles sont physiquement, psychologiquement et socialement programmées pour ça ? Assez sur ce sujet, on l’aura compris, faire écrire un éloge de la retenue par un ex-baiseur est un paradoxe plus attractif que de commander le titre à Christopher Reeves ou au père de La Morandais…

Misères du désir, Alain Soral,
Blanche Editions

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