Mohamed Aït El Arabi, premier Prix du Festival de Zagora

Mohamed Aït El Arabi, premier Prix du Festival de Zagora

Zagora, une ville qui malgré le fait qu’elle ne dispose d’aucune salle de cinéma garde une relation étroite avec le 7ème art. Puisque plusieurs films nationaux et étrangers, particulièrement américains sont régulièrement tournés à proximité de cette ville voisine de Ouarzazate. Et Zagora enfante également des talents. A 23 ans Mohamed Aït El Arabi, un jeune étudiant originaire de la région, a remporté le premier Prix du scénario au Festival de Zagora du Film transsaharien qui a eu lieu du 27 au 30 mai pour le scénario du court-métrage «Sandale». Le concours de cette édition avait limité la participation sur deux principaux sujets : «Le Sahara et les droits culturels» et «Les enfants victimes de la violence». Et c’est sur cette dernière thématique qu’a porté le scénario de notre jeune lauréat. Il faut dire que Mohamed a toujours été près de l’univers des enfants et a écouté leurs soucis et leurs préoccupations. Cet étudiant en licence professionnelle option études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Cadi Ayad de Marrakech encadre régulièrement les enfants dans les colonies de vacances et organise pour eux toutes sortes d’ateliers. «Pour l’écriture de mon scénario, j’ai essayé de puiser dans mon vécu dans le douar Sarte commune de Tamagroute où j’ai grandi ainsi que dans mon expérience auprès des enfants», a expliqué à ALM ce jeune mordu de cinéma qui poursuit actuellement ses études à Marrakech après avoir décroché son Bac en 2006 à Zagora. Et le scénario de «Sandale» raconte l’histoire d’Ayoub, un enfant de dix ans qui habite à la campagne. Un jour, Ayoub va avoir besoin d’une paire de sandales neuves, les siennes étant déchirées. La mère demande au père de lui acheter une paire neuve. Au début, il refuse de répondre au désir de son fils.  Les événements progressent. Vers la fin, la brillance de l’enfant à l’école finira par faire que le père, non seulement, montre son amour pour son fils en le poussant à lui acheter une nouvelle paire de souliers, mais le poussera même à changer l’avis qu’il avait de l’inutilité de l’école. Pour Aït El Arabi, Ayoub est un enfant brillant, endurant et patient, c’est le symbole même de l’enfance. «Un enfant est un diamant, il faut le protéger et le laisser briller…». Disons- nous aussi que Mohamed Aït El Arabi est aussi le symbole d’une jeunesse marocaine qui bien que vivant dans une région enclavée à l’image de Zagora, arrive à briller, à se distinguer et assumer son avenir grace à son travail, son sérieux et sa passion.  Pour rappel, le jury est présidé par le scénariste américain Mc Nulthy et composé du réalisateur marocain Hassan Benjelloun, le critique et scénariste Mohamed Ariouès, de la comédienne Latefa Aherrar et de la productrice canadienne Christine Gervais.

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